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Natixis, le retour gagnant ?

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Les employés de Natixis ne sont pas à la fête depuis la confirmation des 700 postes supprimés d’ici à 2015, principalement en France. Néanmoins, les résultats du troisième trimestre publiés hier soir ont de quoi redonner un peu de baume au cœur aux équipes, qui attendent impatiemment l’annonce du plan stratégique 2014-2017 le 14 novembre prochain. 

Le groupe affiche des revenus en hausse de 10% sur un an sur l’ensemble de ses métiers cœurs et de 6% sur les neuf premiers mois de l’année. Le résultat net part du groupe, lui, bondit de 38% entreT3 2012 et T3 2013, et de 22% sur neuf mois.

«  La dynamique des métiers cœurs, illustrée par le développement de toutes nos expertises, notamment à l’international, la bonne maîtrise de nos charges et le renforcement continu de notre structure financière constituent une base très solide pour engager le nouveau plan stratégique 2014-2017 de Natixis », a déclaré Laurent Mignon, Directeur général de Natixis, qui a d’ors-et-dejà annoncé une montée en force dans l’assurance.

La Banque de Grande Clientèle, nouveau nom pour la BFI, reste dans l’immédiat, et de loin, le plus gros contributeur du groupe en matière de revenus, et voit – une fois n’est pas coutume dans l’environnement actuel – son PNB augmenter de 8% sur un an, quand BNP Paribas et SocGen ont vu par exemple le leur baisser respectivement de 10,7% et 2,3% sur la période.

Autre signe distinctif positif chez Natixis : les équipes des marchés de capitaux travaillant sur les activités de Taux, Changes et Matières premières semblent avoir échappé à l’hécatombe, qui a plombé les revenus de toutes les grandes banques ce dernier trimestre dans ce secteur, y compris chez les leaders français (-27% pour BNP Paribas, -21% chez SGCIB versus +4% enregistré par Natixis). La hausse  des revenus est même de 25% par rapport au deuxième trimestre 2013, « notamment grâce à la dynamique commerciale de la plateforme de dettes et le développement en Asie et aux Etats-Unis », explique la banque.

« L’état-major de Natixis a été renouvelé ces deux dernières années avec le recrutement de banquiers français qui ont accepté de quitter des groupes internationaux et européens pour parier sur le projet Natixis, à l’instar de Marc Vincent et de Luc François l’an passé. Ces nouveaux cadres dirigeants ont évidemment contribué à améliorer les résultats mais aussi à redorer l’image du groupe », relève Odile Couvert, co-fondatrice du cabinet Amadeo Executive Search. D’autres depuis ont trouvé le projet proposé par Natixis également convaincant. Ainsi  Selim Mehrez, débauché chez Morgan Stanley à Londres, rejoint Natixis le 1er janvier prochain pour diriger depuis Paris les dérivés actions à l’échelle globale.

Natixis passe ce matin les 4€ en bourse, son plus haut niveau depuis 3 ans. L’action a gagné près de 64% depuis le début de l’année.

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