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L’exemple Oudéa : SG paye-t-elle trop peu ?

Le patron de la Société Générale a obtenu son premier bonus depuis que la banque lui a confié le poste de PDG en 2008 après l’affaire Kerviel. Un bonus en numéraire versé immédiatement de 600k euros au titre de 2010. Le reste du variable est différé entre 1 et 4 ans et lié à la performance future du Groupe, précise un document publié hier portant sur les décisions du Conseil d’administration sur la rémunération des dirigeants.

1,75 million d’euros pour 2010

Le variable accordé à Frédéric Oudéa s’additionne à sa rémunération fixe de 850k euros en 2010 (qui passe à un million d’euros en 2011), à laquelle il faut ajouter 300k euros que le PDG perçoit chaque année en compensation de sa rupture de contrat de travail qui avait entraîné la perte du régime de retraite supplémentaire auquel il avait droit en tant que cadre de direction. Il n’y a pas d’attribution de stock options au titre de 2010.

Au total donc un package de 1,75 million d’euros entre le fixe et le bonus en cash. Un chiffre rondelet pour un banquier lambda mais plutôt ridicule en comparaison avec les rémunérations de ses confrères cette année.

Des bonus qui se comptent souvent en plusieurs millions pour les patrons du secteur

La banque britannique Barclays a accordé à son patron Bob Diamond un bonus annuel de 7,6 millions d’euros au titre de 2010, en plus d’un salaire annuel de 290.000 euros (AFP).

Stephen Hester, le patron de RBS, détenue à 80% par l’Etat britannique, a perçu une prime annuelle d’environ 2,4 millions d’euros au titre de l’exercice 2010, en plus de son salaire de 1,2 million de livres reçu l’an dernier (News-Banques).

Quant au n°1 de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, il a obtenu une hausse de 40 % de son bonus en actions à 12,6 millions de dollars et un triplement de son salaire fixe à 2 millions de dollars (La Tribune).

SG mauvaise payeuse ?

Oswald Grübel, le patron de l’UBS, fait un peu exception cette année en renonçant à son bonus, mais c’est sans compter qu’il score un salaire fixe annuel de 3 millions de francs suisses !

Bref, Frédéric Oudéa n’est pas particulièrement gâté donc, surtout si l’on considère qu’il a plutôt bien redressé la barre du navire SG en 2010.

À moins que SG sacrifie le salaire de son patron au profit de ses salariés, il est tentant d’en déduire que la banque rouge et noire n’est globalement pas très bonne payeuse. Ces dernières années, la banque ne s’est pas faite une très bonne réputation en la matière. L’an passé, les 2.600 opérateurs de marché avaient en moyenne perçu un bonus de 96K euros environ par personne en cash, moins que leurs confrères de la BNP, pour qui la moyenne atteignait 125K euros.

Pour cette année ? On en aura très vite le cceur net avec la parution de son rapport dédié aux bonus payés aux collaborateurs de la banque, d’ici au 24 mai.

commentaires (1)

Comments
  1. C’est deja peut etre trop non ? Ca ne vous est pas venu a l’esprit ?

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