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Les clichés sur les banquiers suisses ont la vie dure

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La nouvelle agence de design suisse BaseGVA, qui a lancé en avril un site Internet participatif OpenSwitzerland, ne s’attendait pas à un tel engouement. Chargée de recueillir en image la perception de la Suisse à l’étranger – et faire accessoirement sa promotion – cette plateforme collaborative a vu éclore depuis plus de 1.000 propositions d’affiches bricolées par les internautes du monde entier, dont une très large majorité taquine les penchants bancaires de la confédération suisse. Une petite sélection vous attend au bas de ce papier…

L’initiative du projet, centrée sur l’image d’ouverture au monde de la Suisse, faisait du sens pour ses créateurs au moment où GVA Studio, petite agence genevoise, se rapprochait d’un réseau international Base pour former BaseGVA.

Images clichés

Surtout, « il y a beaucoup de clichés sur la Suisse, vu comme un pays fermé, secret, neutre, explique Hervé Rigal, associé du bureau suisse. Nous voulions justement interroger l’image de l’ouverture au monde de notre pays, actuellement en pleine turbulence avec la remise en question du secret bancaire, les scandales financiers, la loi contre les rémunérations abusives des top managers, ou encore le refus des minarets, des initiatives qui ont beaucoup surpris voire choqué à l’étranger ».

En pratique, le secteur financier a largement volé la vedette aux autres thèmes. Ces affiches artisanales, réalisées en quelques clics sur le OpenSwitzerland.com, sont rarement tendres à l’égard des banquiers et des banques suisses. Entre l’affaire Cahuzac et les prochains scandales qui menacent d’éclater en France, la mise en examen qui frappe la filiale française d’UBS pour complicité de démarchage illicite ou encore la résistance des députés suisses à l’accord fiscal voulu par Washington, la fameuse “Lex USA”, les banquiers suisses risquent d’être encore bien malmenés.

Malmenés aussi sur le front de l’emploi

Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, les dernières statistiques liées à l’emploi bancaire suisse se montrent tout aussi préoccupantes. Près de 3.000 emplois ont été supprimés dans le secteur en 2012, selon l’enquête de la Banque nationale suisse (BNS) publiée jeudi dernier. Plus d’un tiers des licenciements sont le fait d’UBS et de Credit Suisse (2,3% du personnel). Les employés des banques privées semblent cependant devoir payer le plus lourd tribut : 13% de leurs effectifs ont été rayés de la masse salariale en un an contre 9% chez les banques étrangères.

Depuis le début de la crise, 39 banques étrangères sont sorties des radars de l’Association des banques étrangères en Suisse.

Allez, il faudra bien quelques affiches et surtout beaucoup d’humour pour faire passer la pillule…

open doorsSwiss banking

MILKA-HUZACdo not disturb

paradise

declaration

trust a swiss bankerfucking taxes

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