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Les banques et les assurances s’arrachent à prix d’or les « data miners »

Image by The Curiosity Shop via Flickr

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Capables de proposer des modèles qui permettent de définir précisément le profil des utilisateurs Internet afin de mettre en place des publicités très ciblées pour doper les ventes, les « data miners » ou « fouilleurs de données » ne connaissent pas la crise. Avec l’essor du commerce en ligne, le métier est devenu stratégique. Les sites « qui déploient les meilleures pratiques en matière de connaissance du client affichent des taux de croissance annuels moyens significativement supérieurs », note Eric Hazan, directeur associé de McKinsey.

Sauf que les data-miners ne courent pas les rues. « Trouver la perle rare, ce n’est pas évident. Le profil idéal, c’est un ingénieur intéressé par le business », indique à l’AFP Pierre Kosciusko-Morizet, patron et fondateur de Priceminister qui estime que la France n’est pas si mal placée grâce à ses formations en mathématiques fondamentales. D’ailleurs, plutôt que l’e-commerce, certains candidats se tournent désormais vers l’assurance ou la finance, « qui offre des problèmes théoriques assez complexes », note Stéphane Tufféry, professeur à l’ENSAI et à Rennes-I, dont « 100% des élèves trouvent un travail rapidement ».

Jusqu’à 500 000 euros annuels

Et ce n’est là qu’un début. Dans les années à venir, la relation client aura une forte incidence sur les métiers de la banque et de l’assurance et fera émerger encore davantage les « data miners » et autres « data scientists ». « D’ores et déjà, aux Etats-Unis, une entreprise sur trois est en recherche de ce type de profil », souligne Thierry Blanville, directeur de Marketvox, responsable de l’Unité d’Enseignement « La gestion de la relation client » au CNAM, et auteur d’une étude sur le sujet.

Guère étonnant dès lors que les spécialistes du maniement des statistiques, souvent issus des grandes écoles d’ingénieurs, soient recrutés à prix d’or. « C’est un marché très tendu et tout le monde s’arrache les meilleurs », reconnaît Pierre Kosciusko-Morizet. Conséquence : les salaires sur le marché montent « très facilement », de 40 000 à 100 000 euros bruts annuels, et culminent à 250 000 voire 500 000 euros pour un data scientist. De quoi donner l’envie à certains de compléter leur cursus en finance par un doctorat en mathématiques…

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