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Les recruteurs belges sont-ils moins réactifs que leurs confrères européens ?

Les cabinets de recrutement et chasseurs de têtes belges ne devraient pas chômer dans les mois qui viennent à en croire le dernier baromètre Manpower sur intentions de recrutement des employeurs belges au deuxième trimestre 2011. Les intentions de recrutement des employeurs en Belgique sont les plus optimistes de tous les pays sondés en Europe occidentale , relève Philippe Lacroix, managing director de Manpower Belgique-Luxembourg, qui indique par ailleurs que c’est dans le secteur de la finance que les opportunités d’emplois devraient être les plus nombreuses.

Mais pas question pour autant de recruter le premier venu. Par exemple, dans les banques, assurances et services aux entreprises – un quart va embaucher -, on demande le multilinguisme et de la flexibilité , précise Philippe Lacroix. En Belgique, les professionnels du recrutement vont-ils néanmoins être suffisamment réactifs pour gérer l’afflux de candidatures qui ne manqueront pas de venir s’empiler sur leurs bureaux et trouver la perle rare en temps voulu ?

On est en droit de se poser la question eu égard les résultats d’une enquête du cabinet Robert Half sur les chiffres clés du processus de recrutement menée auprès de 2 400 managers en charge du recrutement dans 13 pays européens et montre que les recruteurs belges ne sont pas les plus réactifs, loin s’en faut.

Des candidats exigeants

Pour preuve, les recruteurs belges mettent le plus souvent 6 à 10 semaines avant de faire une offre ferme d’embauche à un candidat, contre 2 à 3 semaines pour les Tchèques et les Espagnols, et 4 à 5 semaines pour la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. Dans certains cas, les délais peuvent même dépasser plus de 10 semaines, d’après 18 % des recruteurs belges sondés.

Ce traitement plus long des candidatures se reflète dans la dernière phase du recrutement, où l’écrémage des candidats est plus fort en Belgique avec le plus souvent 1 à 3 finalistes retenus, contre 7 à 10 finalistes chez les recruteurs allemands, français et espagnols. Sur le nombre idéal de candidats que doit comporter la sélection finale, les recruteurs belges sont donc davantage en phase avec les recommandations du cabinet Robert Half. Il convient de sélectionner 3 à 5 candidats pour un premier rendez-vous. Pour éviter la déconvenue d’un désistement de dernière minute, 2 à 3 seront invités à participer à un entretien final , conseille Bruno Fadda, directeur associé chez Robert Half International France.

Et qu’en pensent les candidats ? Lorsqu’on lui demande ce qu’il estime essentiel dans sa relation avec des recruteurs professionnels, le Belge déclare attacher la plus grande importance à un service et un feed-back personnels, note Philippe Lacroix. De même, les recruteurs qui considèrent leurs candidats comme un numéro, qui ne tiennent pas leurs promesses ou qui poussent le candidat d’emblée dans une certaine direction ne peuvent compter sur une grande sympathie . Même s’il faut y mettre le temps, le travail bien fait prévaut donc sur le travail vite fait mal fait.

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