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Nouvelles restructurations prévues dans le secteur financier suisse

Job cuts

Celles et ceux qui ne jurent que par la Suisse pour faire carrière en finance vont sans doute être refroidis par la récente publication des résultats d’une étude réalisée en février 2012 par Ernst & Young auprès des décideurs de 23 grandes banques et de 10 compagnies d’assurances de Suisse. On y découvre que le contexte réglementaire et concurrentiel va pousser ces dernières à envisager de nouvelles réductions des dépenses. Pourtant, au cours des deux dernières années, 90% des banques et 75% des compagnies d’assurances helvétiques avaient déjà pris des mesures pour réduire leurs coûts. Par exemple, l’an dernier, à Genève et dans le reste de la Suisse, 550 postes ont été supprimés chez Credit Suisse, 400 chez UBS et 150 chez Julius Bär. Mais cela ne suffit pas : en effet, près de la moitié des institutions financières interrogées indiquent des objectifs d’économies futures compris entre 5% et 10% sur les coûts opérationnels.

Plus inquiétant pour les salariés du secteur, 40% des répondants visent une diminution de l’ordre de 10 à 20%, et 4% des sociétés interrogées entendent même aller au-delà des 20% d’économies. « Ces chiffres témoignent clairement du fait que nous sommes sur le point d’assister à une nouvelle transformation de l’industrie financière. Une reprise économique passagère ne suffira pas à interrompre cette évolution. Le secteur traverse un changement radical », indique Bernhard Böttinger, responsable de l’amélioration de la performance pour Ernst & Young, dans un communiqué. D’après l’étude baptisée Cost Efficiency Survey 2012, les principaux gisements d’économies se trouvent dans la suppression de doublons dans l’organisation et les fonctions (67% des assureurs et 50% des banques), l’amélioration des processus (56% chacun) et la simplification du système d’information (56% et 50%). En revanche, la réduction des dépenses de personnel préoccupe bien plus les banques (50%) que les assureurs (22%).

20 000 emplois menacés

« Je m’attends à ce que la place financière suisse perde environ 20 % des postes de travail ces prochaines années, soit 20 000 emplois », anticipait déjà en avril dernier Sergio Ermotti, le patron d’UBS, dans une interview parue dans le SonnstagsZeitung. Selon lui, la « guerre économique » menée par l’UE et les Etats-Unis contre la Suisse et ses deux grandes banques, UBS et Credit Suisse, va se traduire par une perte des actifs gérés par les banques suisses, qui devront s’adapter en réduisant les coûts et en se consolidant via des fusions et acquisitions. D’ores et déjà, la banque genevoise Union Bancaire Privée (UBP), qui avait déjà congédié 45 de ses employés l’an dernier, vient de licencier une trentaine de collaborateurs, selon la Tribune de Genève qui précise que ce n’est « pas un cas isolé ». Et n’y a pas que les activités de private banking à être concernées.

Une rumeur qui circule actuellement fait état d’un certain nombre de licenciements à venir dans la banque d’investissement de Credit Suisse. Jusqu’à un tiers des managing directors et des directors actuellement en poste en Europe pourraient être concernés, même si la banque n’a fait aucun commentaire à ce sujet et que des sources proches de celle-ci indiquent que ces départs feraient quoiqu’il en soit partie des 1 500 suppressions d’emplois annoncées l’an dernier.

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