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Les banques françaises à l’abri de la réforme Volcker-Obama ?

Les banques ne seront plus désormais autorisées à détenir, investir ou sponsoriser des hedge funds, des fonds de private equity ou des opérations de trading sur fonds propres pour leur profit, sans relation avec le service de leurs clients “, a déclaré Barack Obama à l’occasion de la présentation du projet de réforme Volcker, du nom de son conseiller économique Paul Volcker, ex-patron de la Fed. Il s’agit notamment d’imposer des limites en terme de taille et de complexité sur ce type d’activités.

Si les banques européennes ne sont pas concernées par les lois américaines, ” ce débat américain risque d’être importé en Europe même si le modèle de banque universelle à l’européenne a globalement bien résisté “, estime CM-CIC Securities (tradingsat.com). Une remarque qui fait d’autant plus sens que la ministre de l’Economie Christine Lagarde s’est empressée de saluer le projet Volcker. ” Je me réjouis aujourd’hui de voir que le président des Etats-Unis est en train d’emboîter le pas et d’envisager que la régulation est déterminante pour encadrer et limiter les excès du secteur bancaire. Je crois que c’est une très, très bonne avancée” (
Dow Jones).

Les prop traders en ligne de mire

Pour Oddo en revanche, il paraît peu évident de parier sur une réplication de ces initiatives en Europe où le modèle de banque est nettement plus intégré qu’aux Etats-Unis. ” Si jamais cela devait toutefois se produire, la Société Générale serait en première ligne “, prévient toutefois le courtier. Les grandes banques françaises seraient toutefois bien plus épargnées, avec des destructions de valeur limitées à 2 % contre 6 à 8 % pour des établissements comme Credit Suisse, UBS ou Deutsche Bank, d’après une étude du bureau de recherche Keefe, Bruyette & Woods.

Si la réforme était votée, certaines professions seraient en première ligne, comme les “prop traders”. Certains d’entre eux n’ont-ils pas défrayé la chronique en octobre 2008 pour avoir fait perdre à la Caisse d’Epargne plus de 750 millions d’euros ? Interrogé à l’époque sur le sujet, Romain Delacretaz, directeur de l’Institut de la Bourse, prophétisait ceci dans nos colonnes : ” le métier de prop’ trader reste un métier d’avenir si celui-ci travaille pour son propre compte. On ne peut pas en dire autant s’il travaille pour le compte d’un établissement bancaire où, de toute façon, il n’est pas directement responsable des sommes engagées “.

D’autres métiers pourraient également être affectés, comme les prime brokers, les spécialistes des dérivés OTC ou bien encore les courtiers intermédiaires. Seule la fonction compliance pourrait tirer son épingle du jeu, renforcement des contrôles oblige.

commentaires (3)

Comments
  1. Vous ne trouvez pas le que le secteur bancaire français est déjà assez réglementé? Il s’agit de la profession la plus réglementée..

  2. Les prop trader en BFI en France du moins sont de plus en plus controlés et, les Banques auraient tort de se passer de leur talent car ils sont généralement tres générateur de profit sur les activités d’arbitrage statistiques, ou de volatilité….

  3. Le secteur Bancaire n’a plus besoin d’être régulé ni même réglementé.

    Il a maintenant besoin d’être contrôlé.

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