☰ Menu eFinancialCareers

Il ne fait pas bon travailler chez Natixis en ce moment !

La filiale commune des groupes Banque Populaire et Caisse d’Épargne vient, en effet, d’annoncer un déficit abyssal de 1,8milliard d’euros sur les trois premiers mois de l’année. Au-delà de cette situation inquiétante qui menace la solvabilité de la banque, le marché appréhende surtout de nouvelles pertes sur le portefeuille cantonné. Ce qui m’embête, c’est que j’ai l’impression qu’on peut être parti pour cinq à dix milliards de pertes supplémentaires et là, il faudra savoir qui va payer, s’alarme Alain Tchibozo, analyste chez ING Financial Markets (AFP). On n’écarte plus l’hypothèse de la faillite, même avec la recapitalisation.

En mars, la banque avait déjà indiqué qu’elle projetait de supprimer 166 postes supplémentaires en France, en plus des 1 250 suppressions déjà annoncées en 2008. Rien ne dit que le compteur ne va pas s’emballer, d’autant plus que, lors de sa nomination fin avril, le nouveau directeur général de Natixis, Laurent Mignon, n’a pas souhaité commenter les différents plans de suppressions d’emplois en cours. Le cauchemar n’est pas fini , titre le bureau d’études Exane BNP Paribas, qui pensait jusque-là que le marché avait déjà intégré beaucoup de mauvaises nouvelles dans le cours, mais estime désormais que les résultats prouvent qu’il peut encore y en avoir.

Un cas isolé… en France

Sur ce premier trimestre, Natixis est donc loin du 1,5 milliard d’euros de bénéfices de BNP Paribas ou même des résultats très faibles de la Société Générale et du Crédit Agricole, dont la filiale Calyon a vu ses pertes dans la BFI quasiment s’effacer fin mars. Les charges d’exploitation de la banque de financement et d’investissement continuent de décroître avec un effectif en baisse de 141 personnes au 1er trimestre 2009 et la mise en place des nouvelles dispositions adoptées sur les rémunérations variables , fait savoir la banque verte dans un communiqué. En revanche, en regardant la situation du paysage bancaire mondial, Natixis est loin d’être un cas isolé en Europe. Les pertes trimestrielles publiées par ING ou KBC sont sur le même registre (Boursier.com). Maigre consolation.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici