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Fiscalistes : le diplôme d’avocat ne fait pas l’habit

Les financiers qui se sentent une âme d’avocat ne doivent surtout pas désespérer. Confrontés à une pénurie d’avocats fiscalistes, les cabinets d’avocats restés membres des réseaux d’audit (Ernst & Young Société d’Avocats, Taj et Landwell) se tournent vers de nouveaux profils…

Alors même que sous l’effet de l’internationalisation et de l’harmonisation de la fiscalité européenne la fiscalité devient un savoir-faire incontournable pour les entreprises, nous avons de plus en plus de mal à recruter des avocats fiscalistes , lance Gianmarco Monsellato, Managing Partner du cabinet d’avocats Taj. Un constat loin d’être isolé au sein des grands cabinets d’avocats spécialisés en fiscalité. Cette pénurie s’est récemment accentuée en raison du développement des départements fiscalité chez les lawyers anglo-saxons et au sein des entreprises, qui proposent sur certaines spécialités des salaires supérieurs aux nôtres , développe Arnaud Chastel, Managing Parner chez Landwell (PwC).

Dans un tel contexte, le spectre des profils recrutés s’ouvre largement. Les financiers, économistes, comptables ou contrôleurs de gestion ont aujourd’hui leur chance chez Landwell (PwC). Il en va de même pour Ernst & Young Société d’Avocats, qui embauche actuellement des auditeurs tentés par la fiscalité. Sans oublier Taj, le cabinet d’avocats membres du réseau Deloitte, le plus impliqué de trois cabinets en fiscalité, celle-ci représentant 75% de son chiffre d’affaires.

Stratégie payante en termes de carrière

A priori contraignants, ces recrutements se révèlent avantageux dans la mesure où une fois formés à la fiscalité, ces profils deviennent plus rapidement opérationnels que des juristes purs en droit des sociétés, explique Gianmarco Monsellato. De fait, ils disposent de la culture financière indispensable à l’exercice à haut niveau de cette spécialité .

Les professionnels recrutés selon cette logique semblent également y trouver leur compte. Certaines recrues font même le choix de poursuivre, en accord avec leur employeur, une formation à l’école du barreau pour décrocher le titre d’avocat. Ancien auditeur, la spécialisation en fiscalité me permet de connaître de manière plus approfondie et stratégique les entreprises, assure un jeune financier récemment embauché comme fiscaliste dans l’un de ces grands cabinets et devenu avocat. La fiscalité est le cceur nucléaire de nombreuses opérations : fusions-acquisitions, private equity, épargne salariale… .

Ainsi, le titre d’avocats ouvre de larges perspectives en termes de carrière dans les cabinets d’avocats mais aussi dans les entreprises. Les directions juridiques ou fiscales des plus grandes d’entre elles étant souvent pilotées par des avocats reconvertis.

commentaires (1)

Comments
  1. Bonjour,
    Je suis contrôleur de Gestion dans la grande distribution, et la fiscalité est un domaine qui m’a toujours particulièrement intéressé au cours de mes études. Aujourd’hui, je suis dans une phase de changement et cette possibilité de “reconversion” m’intéresse au plus haut point.
    Mais est il réellement possible d’approcher cette discipline, sachant que je n’ai connu l’application de la fiscalité que durant mes études? Si tel est le cas, comment dois je m’y prendre, qui dois je contacter, enfin, quelle est la meilleure façon d’avoir les bonnes informations et où?
    Merci d’avance pour vos réponses.

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