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Comment les francophones doivent s’adapter pour travailler en Asie

Pierre-Olivier Drai

Pierre-Olivier Drai

Pour les Français et les francophones, l’Asie constitue une expatriation « complète ». Si, lors de nos précédents billets nous avions examiné une « expatriation simple » en Belgique et nous étions intéressés aux aspects culturels de l’expatriation en culture anglo-saxonne, s’agissant du continent asiatique la donne devient très vite différente.

De l’Asie économiquement établie (Japon, Corée, Singapour) accueillant une activité boursière et bancaire reconnue, à l’Asie en développement (Chine, Inde) à la recherche de profils d’entrepreneuriat, en passant par l’Indonésie ou la Malaisie où l’on cherchera plutôt des profils capables d’attirer des capitaux, ce sont autant d’activités économiques distinctes que d’environnements contrastés. L’Asie, par sa diversité, est autant un lieu où le mode de vie à l’occidental prévaut qu’un lieu qui nous est entièrement étranger.

Concentrons nous cependant sur les différences. Tout d’abord, le climat. Qu’il s’agisse de la mousson ou de variations climatiques importantes, l’aléa météorologique diverge des climats tempérés français. S’adapter au rythme des saisons constitue une des clefs de l’expatriation réussie. Rien ne sert de pester, on ne peut rien faire contre le temps ; s’habiller comme les locaux, prendre leurs habitudes est la règle première. Puiser de l’expérience de ceux qui vivent sur place.

En second lieu, il est important de prévoir une relation plus distendue d’avec ses proches, l’éloignement induit un décalage horaire sensible. L’instrument de communication premier devient l’écrit direct ou indirect (e-mail, sms, chat, mise à jour de statuts, etc.) et la communication se concentre plus vite sur l’essentiel que sur le futile (attention à ne pas alarmer les proches pour un rien).

J’ai déjà évoqué la langue précédemment, je n’y reviendrai pas trop longuement, mais les rudiments et plus sont d’autant plus nécessaires qu’en Asie, comme ailleurs, il est important d’être toléré ou accepté par la population locale. La biologie nous enseigne que, par défaut, nous sommes méfiants de ceux qui nous diffèrent physiquement (que l’on range dans l’outgroup). De la même manière, l’accent étranger suscite un sentiment identique. Les Français, au même titre que tous les étrangers, doivent donc lever cette méfiance initiale.

En outre, la sociologie enseigne que les groupes majoritaires attendent des groupes minoritaires de se conforter aux us locaux au risque d’être rejetés. Donc “être exotique” en Asie veut dire « promouvoir la baguette, mais pas trop ». Il convient de bien avoir en tête, que la perception de l’espace, du temps ou de la hiérarchie s’exprimera autrement qu’en France. Enfin, il est impératif d’apprendre à correctement lire les expressions faciales et corporelles, qui s’expriment très différemment qu’en Europe. Ensuite, il n’y a qu’à apprécier un contient riche en histoire et en culture et profiter de l’opportunité qui se présente.

Pierre-Olivier Drai est coach spécialisé en expatriation et suivi des communautés expatriées. Il publie régulièrement dans la presse spécialisé ou sur son blog D2 Horizons Expats’.

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