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Combien un vaut un professionnel en private equity à Wall Street ?

Un panel de recruteurs à New York évalue le salaire moyen de ce type de postes : entre $150.000 et $200.000 (salaire+bonus) en début de carrière ; les associés pouvant gagner 2 millions de dollars ou plus en salaire et bonus.

Le private equity a une image très prestigieuse. Il est souvent considéré comme un moyen intelligent, sélectif et discret de gagner d’assez bons revenus. Un sondage réalisé en 2004 sur les salaires dans le private equity (2004 Private Equity Analyst-Holt Compensation Survey) révèle que les salaires des seniors dans les sociétés américaines de private equity ont augmenté de 41% soit une moyenne de $959.000.

Mais le sondage Holt, qui prend en compte les fameux carried interest dans son mode de calcul, a été réalisé sur un échantillon assez faible si on le compare aux milliers de sociétés de private equity installées aux Etats-Unis. Quand il s’agit d’aborder le sujet des salaires dans le monde du private equity, on est alors confronté à un mutisme général ; il n’existe pas de benchmarks et il est difficile de généraliser.

Vanessa Bailey a crée Cressida Partners en 1999, une société de recrutement en private equity basée à New York. Les fonds de ses clients atteignent généralement entre $150 millions et $4 milliards.

Elle nous explique : les frais de gestion dépendent de la taille du fond (2% de la taille du fond en moyenne) et servent à payer les salaires et à couvrir les dépenses courantes nécessaires à la gestion du fond. Un fond de 100 millions de dollars attribuera donc une somme beaucoup moins importante à la rémunération de ses équipes qu’un fond d’un milliard de dollars. Il existe par conséquent de grandes disparités de salaires au sein du secteur selon la taille du fond.

Selon Vanessa Bailey, les salaires dépendront également de la vision des associés seniors. Certains associés fondateurs considèrent qu’ils méritent un salaire et des intérêts plus importants dans la mesure où ils ont pris le risque au départ de créer le fond. Dans certains fonds, on pense au contraire qu’un vrai partnership signifie que tous les associés doivent être payés de la même manière. Certains associés sont convaincus que les juniors devraient seulement percevoir un salaire et un bonus tandis que d’autres pensent que chacun dans la société devrait avoir droit à une participation.

Il est donc utile de bien se renseigner avant de rejoindre une société. Les salaires en buyout et en venture diffèrent également.

Bailey nous explique : les professionnels du buyout perçoivent généralement des rémunérations mensuelles beaucoup plus importantes que les professionnels du venture capital dans la mesure où la taille des fonds et leurs revenus diffèrent beaucoup. Cependant, les professionnels du venture capital profitent en théorie du fait qu’ils réalisent plus de deals par fond que les professionnels du buyout et qu’ils ont par conséquent plus d’opportunités de faire un investissement gagnant qui leur rapportera de gros revenus.

Les fonds en venture et en buyout requièrent également des compétences différentes. Solveigh Marcks est un recruteur senior en private equity à New York qui a crée The Denali Group en 2002. Elle est spécialisée avec son équipe en dans le recrutement en private equity, Hedge funds et banque d’affaires.

Selon Marcks, Dans le venture capital, il est important d’avoir une bonne connaissance de la science ou de la technologie sur laquelle porte l’investissement. Il est aussi utile pour les investisseurs d’avoir une expérience opérationnelle, ce qui leur permet de mieux évaluer les business plans et les équipes de direction.

Le domaine du private equity reste le premier choix aux Etats-Unis des jeunes diplômés d’écoles de commerce qui décident de se diriger vers les métiers de la finance. Selon Bailey, les meilleurs diplômés d’écoles de commerce se dirigent dans cette voie .

Est-ce que tous les diplômés de MBA espèrent toucher la poule aux ceufs d’or ? Si les salaires moyens annuels des professionnels en private equity sont intéressants, le vrai pactole reste les participations détenues dans le fond.

Si le fond réalise de bons investissements, un associé pourrait toucher jusqu’à 20 millions de dollars l’année où le fond revend certains de ses investissements.

Bailey nous explique : il existe des cas où un associé a pu toucher 100 millions de dollars en une seule journée en percevant les distributions d’un très bon investissement. Je pense en particulier aux associés qui ont investi dans Snapple et Gulfstream.

Cela ne signifie évidemment pas qu’un associé peut percevoir ce type de montant chaque année. Il leur arrive de travailler parfois quatre ou cinq ans avant de vendre un investissement et réaliser ainsi de gros profits.

Selon Bailey, les salaires en private equity peuvent être très irréguliers : vous passez parfois de nombreuses années à développer votre investissement avant de pouvoir toucher le fruit de votre travail. C’est en cela que le private equity diffère des autres secteurs de la finance dans lesquels le salaire est étroitement lié aux performances trimestrielles ou annuelles.

Bailey et Marcks font tous deux la même mise en garde : le private equity est une activité de plus en plus concurrentielle, qui évolue rapidement et dans laquelle il est de plus en plus difficile de générer des profits rapportant de grosses sommes d’argent. Si les salaires dans ce domaine pourraient bientôt être harmonisés, ils restent pour le moment fixés au cas par cas selon les fonds.

Chiffres et commentaires du Private Equity Analyst-Holt Compensation Survey, Cressida Partners et The Denali Group.

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