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Profil de l’employeur idéal pour les étudiants de la filière commerce-management

Universum

Plus de 31 000 étudiants des grandes écoles et universités françaises ont élu leurs employeurs idéaux en 2012. Si les années passées, les employeurs étaient sectoriellement attractifs, les uns bénéficiant des actions des autres, cette année 2012 voit s’affirmer la singularisation des actions employeurs sur les campus. Effectivement, avec l’implantation de la Génération Y à tous les niveaux du marché du travail, aujourd’hui ce qui prime comme élément moteur, c’est l’attractivité de l’employeur en tant que telle et non plus, le secteur auquel il appartient.

Dorénavant les étudiants choisissent des employeurs pour ce qu’ils représentent et… ce qu’ils leur (r)apporteront, en termes de carrière et d’accomplissement professionnel. « Les entreprises choisies par les étudiants répondent exactement aux vecteurs d’attractivité dans lesquels ils projettent leur carrière. En outre, ajoute Aurélie Robertet, Country Manager France chez Universum, si l’on compare les attentes et les perspectives de carrière des étudiants, elles vont également dans ce sens ». C’est ainsi qu’aucune tendance ferme et définitive ne s’installe, laissant libre cours aux employeurs de se valoriser et de faire leurs preuves auprès de leurs cibles de recrutement, tous profils confondus. Par exemple, dans l’audit et le conseil et sur la cible des grandes écoles de commerce/management, PwC perd cinq places (24e en 2011), lorsque ses concurrents de recrutement en prennent tous : Ernst & Young + 1 (10e en 2011), Mc Kinsey +2 (13e en 2011) et Deloitte +1 (22e en 2011). En revanche et de façon très structurelle, sur cette même cible d’étudiants, toutes les banques dévissent.

Chez les universitaires, on remarque également, que les profils issus de la filière commerce/management privilégient les employeurs dont la marque produit est forte et donc, la solidité financière établie. Au-delà de l’attractivité d’un secteur, les universitaires toutes filières confondues semblent malheureusement victimes d’un complexe d’infériorité. Ils mettent en avant et très spécifiquement la sécurité de l’emploi, qui est leur deuxième objectif de carrière, le premier étant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, comme dans les grandes écoles. En revanche, ces derniers plébiscitent l’international en seconde position, la sécurité de l’emploi restant loin derrière dans leurs aspirations professionnelles.

L’entreprise idéale de demain

Dans le sillage de son baromètre sur l’humeur des jeunes diplômés qui montre notamment que 84% d’entre eux considèrent l’entreprise comme un lieu d’épanouissement personnel, Deloitte a décidé de mener une enquête auprès de 17 écoles de commerce, 4 écoles d’ingénieurs, 3 universités et 3 écoles d’actuariat pour approfondir les attentes de ces futurs actifs et dessiner le portrait de « l’entreprise idéale de demain ». L’enquête, dont les résultats sont consultables en ligne révèle que la bancassurance reste un secteur de prédilection malgré la crise de confiance qu’il traverse. En outre, la jeune génération cherche à accéder à des niveaux de fonctions stratégiques : 45 % des étudiants aimeraient exercer le métier de directeur général ou financier.

Au total, 67 % d’entre eux souhaitent travailler dans une entreprise internationale, avec une organisation propre à chaque pays. « Nous découvrons que, cette année encore, la dimension internationale est largement mise en avant par les étudiants. Non seulement, le profil de leur entreprise idéale est plutôt international, mais le poste de travail et ses évolutions devront comporter des caractéristiques internationales. De même, ils envisagent de se tourner vers l’étranger afin de trouver les meilleures opportunités pour développer leur carrière », commente Philippe Burger, Associé Capital humain chez Deloitte.

Niveau rémunération, l’entreprise de demain doit pouvoir associer les salariés à ses bénéfices et offrir des conditions de rémunération adaptées à chacun, par exemple un niveau fixe moindre, mais complété par des composantes non financières. Cependant, la moitié des répondants préféreraient moins de variable et plus de salaire fixe, plutôt qu’un bonus plus élevé et déplafonné avec une rémunération fixe moindre. Mieux : 82 % souhaiteraient construire eux-mêmes leurs packages de rémunération dans une liste proposée par l’entreprise (voiture, conciergerie, crèche, aide au logement, épargne-retraite…), plutôt que de bénéficier d’un package décidé par l’entreprise. Ce qui démontre une volonté plus forte des jeunes générations de bénéficier d’un système de rémunération plus individualisé.

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