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CACIB à son tour au régime, les 13 000 salariés dans l’expectative

Pour les salariés, la question ne commençait pas par “si” mais “quand”. Voilà donc qui est fait, après Société Générale et BNP Paribas, c’est au tour de Credit Agricole de tailler dans son bilan et de réduire de son endettement (de 50 milliards d’euros d’ici à fin 2012). Objectif ? Rassurer les marchés et de répondre ainsi plus vite que prévu aux nouvelles exigences réglementaires.

Avec les activités de banque de détail et de services financiers spécialisés, la BFI devra fournir des efforts conséquents (réduction des besoins de financement de 15 à 18 Mds€). Les activités de banque de financement et d’investissements continuent ainsi leur cure d’amaigrissement, entamée en 2008. Ses activités représentent aujourd’hui 15% du PNB du groupe quand le top 10 des banques européennes affiche en moyenne une part à 34%.

“Nous serons amenés ici ou là dans quelques métiers à faire quelques arbitrages mais il n’y aura pas de conséquences sociales majeures”, a déclaré le directeur général Jean-Paul Chifflet, sur la radio BFM Business ce matin (Le Figaro).

Un ton qui se veut rassurant, quand le communiqué fait dans le même temps référence à :

– un arrêt progressif de certaines activités à l’issue d’une revue de portefeuille (en priorité des métiers à faible taux de cross selling ou faible rentabilité intrinsèque)

– la réduction ciblée des activités de financements structurés, de banque commerciale et de marchés

– la fermeture d’implantations non stratégiques à l’international.

Le Crédit agricole a déjà annoncé hier qu’il fermerait ses opérations de fusion et acquisition en Afrique du Nord et au Moyen-Orient pour les rapatrier à Paris, soit seulement cinq à six personnes (L’Agefi).

Selon La Tribune, la banque va également vendre des activités de crédit à un fonds américain. En juin, CA CIB avait également annonçé la vente à Citic Securities de 19,9% de Crédit Agricole Chevreux et de CLSA.

Des suppressions de postes semblent donc inévitables mais il est difficile d’en mesurer l’ampleur. Les informations risquent d’être données au compte-goutte. Comme chez ses concurrents, CACIB devrait autant que possible limiter les licenciements secs.

Comme ailleurs, pour les 13.000 collaborateurs de la BFI, dont 62% sont basés en Europe et 26% en Asie, l’attente risque d’être longue. Il faudra certainement des semaines avant que chacun sache précisément quel sort lui sera réservé.

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