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Un banquier senior chez UBS parle de sa carrière et conseille sur ce qu’il faut faire et ne pas faire en entretien

Rob Ellison, responsable Europe de l’activité FIG DCM chez UBS est le premier banquier à s’être prêté au jeu des questions de notre série Q&A.

Rob Ellison

1) Depuis combien de temps travaillez-vous dans l’industrie financière ?

J’ai rejoint UBS à la fin de mes études comme graduate trainee en septembre 2000, cela va donc faire 11 ans.

2) Votre parcours professionnel a-t-il été conventionnel ou capricieux ?

Il a commencé capricieusement. J’ai fait des études de droit et le secteur bancaire a été un choix tardif. Je savais alors que je voulais travailler sur une activité de marchés de taux. J’avoue que cette orientation était essentiellement basé sur la volonté d’échapper aux sollicitations des personnes pour obtenir des conseils sur les marchés actions (c’était à l’époque le boom de la bulle Internet et tout le monde cherchait à tout prix à repérer le prochain coup).

Je visais un poste dans des ventes ou le trading. Quand UBS m’a appelé pour me dire qu’il n’y avait plus de poste vacant dans cette division mais qu’ils me proposaient un entretien pour un poste en “Bond Origination”(comme on l’appelait alors), j’ai pensé : “pourquoi pas”?

Mon premier entretien a été un désastre complet (c’est en tout cas le sentiment que j’en ai eu) mais après deux autres séries d’entretien et un assessment day, j’étais pris. Depuis lors, mon parcours a été relativement conventionnel : j’ai travaillé pendant 6 ans au sein de l’activité debt capital markets origination, puis 3 ans au sein de l’équipe debt capital markets syndication. Il y a deux ans, je suis retourné auprès de mes collègues de l’activité debt capital markets origination et maintenant je dirige l’équipe dans laquelle j’avais été originellement embauché.

3) Qu’est ce qui compte le plus : le talent ou le travail ?

Il ne fait aucun doute pour moi que le travail fourni prime. Les meilleurs professionnels dans cette activité n’arrêtent jamais d’apprendre (sur leurs produits, leurs clients, leurs marchés, leur employeur). Ce processus d’apprentissage continu exige un grand travail personnel, de l’humilité et une capacité à prendre des risques.

4) Que conseilleriez-vous invariablement de faire aux personnes qui s’apprêtent à vous rencontrer en entretien ?

Je suis passée par une douzaine d’entretiens avant qu’UBS m’offre un emploi. Chaque entretien que je n’avais pas bien réussi m’a aidé à mieux préparer le suivant.

De la même manière, quand je recrute il n’est pas inhabituel que je rencontre une douzaine de candidats avant de trouver la bonne personne. Si le principal objectif de tout entretien est de décrocher un job dans la foulée, il faut également se rappeler d’extraire le maximum d’enseignements pratiques à chaque fois. Aussi dernier point, ne touchez jamais aux rafraîchissements proposés.

5) Que savez-vous aujourd’hui d’une carrière en banque que vous regrettez ne pas avoir su il y a 15 ans ?

Il n’y a pas meilleure façon de construire une relation avec des clients ou des collègues que s’adresser à eux dans leur langue maternelle. Il y a 15 ans j’étais dans le secondaire et je choisissais les orientations que j’allais suivre pour la suite de mes études, à ce moment-là j’avais plutôt des compétences solides en langues. Je regrette de ne pas avoir développé ces savoirs, en ayant suivi des cours à l’université comme le Mandarin par exemple.

6) On vous permet l’embauche d’une personne seulement dans les six prochains mois. Pourriez-vous nous décrire le profil du candidat idéal ?

Cette personne devrait être dotée d’un profil commercial et être flexible, avec une forte capacité d’apprentissage. Elle devrait présenter d’exceptionnelles compétences en matière de communication écrite et orale. Ses aptitudes analytiques et informatiques devraient être également bonnes.

7) En trois phrases maximum, pouvez-vous dire à quoi ressemblera votre secteur en 2015?

Mon secteur d’affaires a changé du tout au tout ces 4 dernières années et il continuera à changer radicalement dans les 4 années à venir. La seule chose dont je peux être absolument sûr est qu’il sera ultra compétitif, tout comme aujourd’hui.

8) J’aimerais travailler pour vous. Qu’est-ce qui vous persuadera de m’embaucher ?

Soyez réfléchi. Soyez honnête. Soyez mémorable.

commentaires (1)

Comments
  1. Bonjour à tous,

    Voici un patron pour lequel j’aimerais bien travailler!!! Comme moi il n’a pas un parcours conventionnel, tout comme moi il continue d’apprendre sur les produits et sur la relation a mettre en place avec les clients.

    Sa conception de la Relation client est identique a la mienne, je rajouterais juste une chose, tant que l’on peut aller jusqu’au ravissement du client (un principe marketing bien connu) il ne faut pas hesiter…

    Monsieur Ellisson je travaille pour vous avec joie, quand vous voulez ….

    A bientôt

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