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Comment les traders vont traverser l’année 2012

TF1

« Ils sont accusés d’être à l’origine de la crise qui affecte nos économies et nos vies quotidiennes : qui sont les traders ? Et que font-ils dans leur salle de marché ? » Telles sont les questions auxquelles TF1 tentera de répondre ce soir à 23h20 dans un reportage destiné à percer les mystères de cette activité, en allant notamment à la rencontre de quelques-uns des 40 000 Français qui travaillent dans des banques, fonds d’investissement et sociétés de gestion à la City de Londres. Cliquez sur l’image :

Suite à cette émission, vos réactions seront les bienvenues dans notre rubrique Commentaires. En attendant, voici à quelle « sauce » risquent d’être mangés les traders tout au long de l’année 2012 :

Des bonus réduits de moitié

Une étude réalisée par le cabinet Sia Conseil estime entre 25% et 47% la chute de la rémunération variable des traders des banques françaises, au titre de 2011. D’ores et déjà, le PDG de la Société Générale Frédéric Oudéa a indiqué que pour l’ensemble du pôle BFI, les bonus seront réduits de 44%.

Les traders ne sont tout de même pas à plaindre. « Pour les banques décidées à rester fortes dans les métiers de la banque de financement et d’investissement, la rémunération des traders reste essentielle. Pour garder les bons éléments afin de demeurer performantes, elles devront leur fournir des rémunérations élevées, dans un environnement très concurrentiel », souligne Sia Conseil (La Tribune.fr).

Des contrôles plus stricts

L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) a révélé qu’elle avait infligé une amende de 800.000 euros à un établissement de crédit pour des manquements dans le contrôle interne de ses activités de marché.Cette décision permet aussi à l’Autorité de préciser certaines dispositions du règlement 97-02 sur le contrôle interne.

Le résultat économique d’une salle des marchés doit ainsi être contrôlé chaque jour par un service indépendant du front-office. L’audit interne sera « suffisamment étoffé en spécialistes d’opérations de marché ». Et les banques mettront en œuvre « dans un délai raisonnable et clairement défini, la totalité des recommandations faites par l’autorité de tutelle à la suite d’un contrôle sur place » (L’Agefi.fr).

Des procès avec leurs employeurs

Privés de bonus, accusés de pertes massives ou en tout simplement en désaccord avec leur hiérarchie, des traders n’hésitent plus à traîner leur employeurs devant les tribunaux, et vice-versa. Société Générale vient ainsi d’être condamnée à verser 185 000 euros à deux traders licenciés, Eric Léandri et Didier Meyer. Le Conseil des prud’hommes a jugé « non fondé » le blâme qu’ils avaient reçu en 2009 et estimé que leur licenciement était « sans cause réelle et sérieuse ». Avant d’être licenciés, les deux salariés de la BFI avaient vivement protesté, en interne, contre le non versement de bonus auxquels ils estimaient avoir droit (Reuters). Selon Europe 1, ils n’excluent pas de faire appel de cette décision pour obtenir davantage. Depuis leur licenciement, ces salariés, qui estiment que leur réputation a été « salie », n’ont pas retrouvé de travail.

Autre affaire, toujours à la SocGen : le trader Ghislain Le Mintier, licencié en mai dernier pour insuffisance professionnelle, s’en remet aujourd’hui aux prud’hommes. (Libération.fr). D’autres banques sont elles aussi concernées : un ancien trader des Caisses d’épargne, Boris Picano-Nacci, a été renvoyé en correctionnelle à la suite de la perte de 751 millions d’euros de la banque, en octobre 2008 (Mediapart.fr). Et le phénomène ne se réduit pas aux frontières de l’Hexagone, loin s’en faut : le géant bancaire helvétique UBS vient de suspendre plusieurs traders, dans le cadre d’une enquête internationale sur des soupçons de manipulations des taux interbancaires.

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