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Une journée avec Sallyann Birchall, responsable du recrutement des jeunes diplômés

06h15 Ma journée commence de bonne heure quelque soit mon emploi du temps. Généralement je vais d’abord à la gym si je dois enchaîner une série d’entretiens. Si ma journée est moins chargée, je vais directement à mon bureau et j’essaie d’aller à la gym à l’heure du déjeuner.
07h30 Dans tous les cas, j’arrive rarement au bureau après 7h30 -7h45. J’attrape alors un café et je passe en revue tous les emails urgents arrivés pendant la nuit. Il s’agit souvent de petits problèmes: une école de commerce qui annonce notre visite à une date où nous avons d’autres engagements, un étudiant qui sollicite des explications particulières, sur sa candidature qui n’a pas été retenue par exemple. Tous ces cas méritent notre attention car notre travail consiste à créer une image parfaite sur les campus et à laisser à chacun de nos contacts une image positive. Cette activité peut être très dévoreuse de temps !
08h15 Les entretiens débutent généralement à 8h30 ; à 8h15 je commence à me préparer pour le premier candidat. Chaque année, nous recevons plus de 3500 candidats rien qu’à Londres. Quelles que soient les conditions du marché, il est important d’avoir un flux régulier de candidats intéressés par notre entreprise.
08h30-12h30 C’est la première série d’entretiens. J’en fais passer environ 13 par jour pendant la saison haute qui va grosso modo de Septembre à Mars. Chaque entretien, où je suis accompagné d’un opérationnel, dure une demi-heure. Le premier entretien sert à sélectionner les meilleurs candidats qui rencontreront ensuite des représentants des lignes métiers.
La qualité des candidatures varie dans le temps. Au début de la campagne de recrutement on rencontre les étudiants des universités que l’on cible et on peut voir jusqu’à quatre ou cinq candidats à fort potentiel par jour. Plus tard il nous arrive de ne recevoir qu’un bon candidat par jour voire aucun.
Les meilleurs candidats sont très informés et ils savent exactement ce qui se passe dans le monde de la banque d’investissement. Toutefois, quand je sens qu’un candidat a un réel potentiel mais qu’il a besoin de creuser certains sujets propres au secteur, il m’arrive de lui consacrer du temps pour le mettre à niveau avant sa deuxième série d’entretiens. Cette partie du travail me donne beaucoup de satisfaction.
Les bons candidats sortent du lot généralement. Nous cherchons des gens intelligents qui sachent s’exprimer et montrent un réel enthousiasme pour nos activités. De bonnes qualités de communication, un bon relationnel et l’aptitude à rédiger un rapport sont essentiels. Ce sont des qualités difficiles à trouver chez une même personne. On voit beaucoup de gens vraiment brillants à qui manque ce petit quelque chose.
Sur les cinq candidats que j’ai reçu ce matin, un était particulièrement bon. Il a gagné un prix d’un club d’investissement et m’en a parlé avec beaucoup d’enthousiasme et de clarté. Contrairement à d’autres on sentait bien qu’il ne forçait pas son intérêt pour le secteur.
12h30 Je fais une courte pause déjeuner et je classe mes notes d’entretiens du matin si j’ai le temps. Malheureusement il n’est pas question d’aller à la gym à midi les jours d’entretiens.
13h00 Je reviens au bureau pour de nouveaux entretiens. Les candidats de cette après midi sont globalement moins impressionnants que ceux que j’ai vu ce matin. Le profil type du mauvais candidat c’est celui qui paraît parfait sur le papier mais qui n’a pas du tout préparer son entretien, ni fait la moindre recherche sur le secteur ou sur Deutsche Bank.
Cette après midi par exemple j’ai vu une candidate d’une bonne université, au cursus scolaire excellent, capitaine de son équipe de hockey, et ayant des amis qui travaillent en banque. Malgré tout cela, elle a été incapable de m’expliquer pourquoi elle voulait travailler dans ce secteur.
Les candidats les moins convaincants sont la plupart du temps ceux qui n’ont pas entrepris la moindre recherche d’informations ce qui n’est pourtant pas compliqué en lisant la presse ou en allant sur internet.
Cette après midi, j’ai demandé à quelqu’un ce qu’il avait lu et il m’a parlé d’une histoire vieille de six mois et m’a ressassé un deal qui a eu lieu il y a un an. En continuant à l’interroger, il est vite apparu qu’il ne s’attendait pas à ce genre de questions pointues !
17h30 Fin des entretiens, je retourne à mon bureau pour écrire mes comptes rendus et m’occuper de tout ce que je n’ai pas pu faire dans la journée. Je ne finis généralement pas avant 20h ou 21h et, à cette heure, j’ai hâte d’être à la maison et de me reposer.

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