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Seront EN VOGUE en France en 2012

Office Politics: A Rise to the Top

Banque de détail

« Si on voit toutes les structures geler ou freiner leurs investissements dans la banque d’investissement, on ne perçoit rien de tel dans la banque de détail », explique Éric le Touzé, directeur général de Michael Page France (Challenges.fr). Pour preuve, en 2012, la banque de détail de BNP Paribas devrait poursuivre son niveau de recrutement de cette année, avec un volume de 1200 CDI sur des profils essentiellement commerciaux. De son côté, Crédit Agricole a confirmé ses prévisions d’embauche de 5 000 personnes en 2012 tandis que BPCE table sur 4 000 embauches. Seule Société générale n’a fourni aucun chiffre, mais elle précise qu’elle continuera de recruter en 2012, notamment dans la banque de détail, où les besoins sont importants.

Car si le climat économique actuel reste incertain, l’effet « papy boom », conjugué à une concurrence féroce, jouent toujours pleinement en faveur de ce secteur. « Si le recrutement concernant les activités d’investissement et de financement évolue à un rythme faible, la banque de détail quant à elle, offre des perspectives réelles et nombreuses, notamment pour des postes de chargés de clientèle pour les particuliers ou les professionnels », indique Jean-Christophe Deriau du Bureau d’Aide à l’Insertion Professionnelle (BAIP).

Dans un contexte de course aux dépôts en raison de Bâle III et des nouvelles exigences en fonds propres, l’activité banque de détail devient plus que jamais le nerf de la guerre dans les grandes banques françaises. « Dans les prochains mois, on va assister à une démultiplication des ouvertures d’agences, surtout en milieu urbain, ce qui va augmenter considérablement les besoins en directeurs d’agences et chargés d’affaires », anticipe même un recruteur en finance basé à Paris.

Audit & Conseil 

En 2012, les grands cabinets de conseil et d’audit maintiendront une politique soutenue de recrutement avec, hors stagiaires, près de 1000 nouveaux collaborateurs prévus chez Deloitte, entre juin 2011 et mai 2012. Sur la même période, 1150 personnes devraient être embauchées chez Ernst & Young, 820 chez PWC et 900 chez KPMG.

« Les cabinets de conseil ne peuvent plus se contenter de recruter chez leurs concurrents, leur stratégie a dû évoluer. Ils ont donc élargi leur champ de recherche, et les banques constituent leur meilleur terrain de chasse », explique Laurent Bellaïche, consultant senior au sein de la division Conseil du cabinet de recrutement Robert Walters à Paris. Les recruteurs se préparent  à faire face à une demande soutenue en matière d’auditeurs, à Paris comme en province, en témoigne la création récente d’une division Audit et Expertise par le bureau lyonnais du cabinet de recrutement Fed Finance.

Car il n’y a pas que les Big Four qui recrutent, loin s’en faut. Les mouvements se multiplient également chez les spécialistes parisiens du conseil en restructuration qui recrutent afin de bénéficier de la forte demande en matière de retournement venant d’entreprises en difficulté. « Il y a aussi tous les domaines auxquels on ne pense pas spontanément comme l’assurance et l’audit interne, qui font appel à des auditeurs en externe, car ils n’ont pas un besoin fondamental d’avoir ces compétences en interne », note Thierry Carlier-Lacour, directeur associé chez Nicholas Angell Executive Search.

Assurance

Rare secteur à avoir continué de recruter malgré la crise, l’assurance offre une vaste palette de métiers spécialisés, pour lesquels les besoins sont constants et les opportunités de carrières attrayantes. « L’assurance est un secteur très attractif, déjà parce qu’aujourd’hui il bouge énormément, c’est un secteur en bonne santé et qui met des moyens en terme de formation et de gestion de carrière », estime Yann Pelvet, directeur du cabinet de recrutement Carrières bancaires (News Assurances).

« En 2012, nous embaucherons 300 personnes en CDI, dont un tiers d’informaticiens et deux tiers d’experts métier, par exemple des actuaires, des gestionnaires de risques, des responsables souscription… », indique Frédérique Bouvier, directrice des recrutements d’Axa France (L’Express.fr). « Rappelons que la nouvelle réglementation Solvency 2 a fait naître beaucoup de projets à finaliser d’ici au 1er janvier 2013, date de son entrée en vigueur. L’expertise des actuaires est absolument nécessaire tant pour les compagnies d’assurance, les mutuelles que pour les institutions de prévoyance », rappelle Sidonie Couture, senior manager de la division Banque & Assurance de Robert Half International France.

Pour autant, le secteur n’est pas exempt de difficultés : Groupama, qui traverse une période de difficultés, pourrait être contraint de céder plusieurs de ses actifs, tandis que de grands noms du secteur comme Axa ou CNP Assurances sont désormais menacés de dégradation par les agences de notation. Et la crise qui secoue le secteur bancaire et financier, combinée à l’entrée en vigueur de Solvabilité 2, pourrait avoir des effets non négligeables sur l’industrie de l’assurance. « Pour les assureurs, il faut s’attendre à un ralentissement de l’activité, à une réduction de la matière assurable en dommage, et à une nécessité de gestion prudente de nos portefeuilles », déclare Nicolas Moreau, directeur général d’Axa France, qui  prévoit encore quatre à cinq années difficiles (La Tribune.fr).

Le trading haute fréquence

Dans la BFI, la demande en spécialistes des automates de trading ne faiblit pas, même s’il est à craindre qu’à l’avenir, la législation limite le recours au trading algorithmique. Car on assiste aujourd’hui à une véritable levée de boucliers de la part des régulateurs vis-à-vis du high frequency trading, qui représente environ 35% de l’activité totale du trading en Europe et pourrait atteindre 60%, comme aux États-Unis en 2012. Le Sénat, à majorité de gauche, a ainsi créé une « taxe sur les transactions automatisées » qui vise à taxer, à compter du 1er janvier 2012 certains prestataires de services d’investissement, en cas de dépassement quotidien d’un taux d’annulation de 50% des ordres d’achat ou de vente d’instruments financiers qu’ils transmettent à des marchés « transparents ». Cette taxe a peu de chances de voir le jour car l’Assemblée reprendra le projet de loi de Finances et, comme le prévoit la Constitution, aura le dernier mot (La Tribune.fr).

En attendant, les recrutements vont bon train : stratégistes, développeurs quants et sales sont redevenus des profils très recherchés. C’est « la foi dans le progrès technologique, qui détermine les investissements, l’organisation et les recrutements », rappelle Mosaïc Finance sur son site web, qui indique par ailleurs être « constamment à la recherche de collaborateurs juniors ou expérimentés, diplômés d’une grande école d’ingénieur complétée par un 3ème cycle en finance de marchés ».

Et l’année 2012 semble d’ores et déjà prometteuse : sous Bâle III, le ROE d’un certain nombre d’activités pouvant être réduit de moitié, les banques investiront dans le big data dans un souci de préservation de leurs marges et ainsi développeront les systèmes de trading électronique dans le fixed income, pointe un rapport publié par Morgan Stanley et Oliver Wyman.

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