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Les réseaux écoles, clés du succès des business schools françaises

Les écoles françaises de commerce, coutumières des têtes de classements internationaux, imposent à nouveau leur marque, cette fois sur la formation en finance (programmes pré-expérience en un an). Le Financial Times publie aujourd’hui un tout nouveau classement des masters en finance, comparant une trentaine de programmes sur la base de questionnaires soumis aux écoles et aux anciens élèves. Ainsi six écoles françaises trustent les 10 premières places du classement.

HEC arrive en tête, devant l’espagnole Instituto d’Empresa (IE) et l’Essec (3ème). Ensuite Grenoble EM se positionne en 6ème place, l’ESCP-Europe (7ème), Skema (9ème) et l’EM Lyon (10ème).

À quoi les écoles françaises de commerce doivent-elles leur domination ? Pour le FT, l’une des clés de leur succès est à mettre sur le compte de l’excellente capacité de ses anciens à réseauter entre eux. En parlant d’HEC, la supériorité de l’école de commerce française est en partie due aux succès de son réseau d’anciens élèves , décrypte le journal.

Un choix rentable

Être membre de l’association des diplômés d’HEC implique de fait un accès privilégié aux 43000 diplômés du Groupe HEC. L’association HEC au féminin, qui existe depuis 2001, réunit à elle seule 11655 diplômées d’HEC Paris. Avec un budget de 3 millions d’euros, l’association organise de multiples rencontres, évènements et communications (magazines, newsletters…). Elle regroupe 27 groupes régionaux, 69 groupes de l’étranger, 45 groupements professionnels, 25 clubs, 16 pôles professionnels…. Bref, une véritable toile tissée entre professionnels qui constitue un sérieux atout tout au long de la carrière.

Et qui dit progression de carrière privilégiée, dit également salaires avantageux. Les données recueillies par le journal sur la promotion 2008 révèlent que les diplômés HEC sont les financiers les mieux rémunérés parmi l’ensemble des échantillons d’anciens diplômés analysés, soit un salaire moyen (hors bonus) de près de 100k dollars.

S’il on considère uniquement ce critère du niveau de salaires trois ans après l’obtention du diplôme, deux écoles françaises arrivent en tête du top cinq :

· 1 – HEC Paris = 99k $

· 2 – University of Oxford: Saïd = 92k $

· 3 – IE Business School = 85k $

· 4 – Essec Business School = 82k $

· 5 – Universität St.Gallen = 81k dollars

Et plus loin :

· 14 – ESCP Europe = 66k $

· 18 – Skema = 62k $

· 19 – EM Lyon Business School = 61k $

· 22 – Grenoble Graduate School of Business = 52 k $

commentaires (14)

Comments
  1. Le problème de ces sectes… euh réseaux…, c’est qu’ils étouffent l’égalité des chances. Que l’on fasse fonctionner son réseau quand on recrute, c’est une réaction disons naturelle. Le souci, c’est que cela se fait souvent au détriment des “autres” ou des “vrais” talents…

    Les managers (ne parlons même pas des RH qui n’en se remettent qu’à leur bible des écoles “cibles”) mettent de côté leur objectivité quant il s’agit de regarder les véritables compétences (pas seulement théoriques), car c’est ainsi que cela fonctionne. C’est une règle tacite, on aide et se fait aider par ceux qui ont foulé les mêmes amphi que vous…

    Cette consanguinité nuit à la créativité et au final à la création de valeur.

  2. Tout à fait d’accord avec Sarah, la France est en train de crever de ces systèmes sectaires réseaux de grandes écoles, Franc-maçons et tutti quanti. Comme elle le dit si bien à force de rester entre eux dans leur formatage école, il n’y a plus de créativité…les idées tournent en rond. L’autre problème est que dans ce système il n’existe plus de places pour les autodidactes qui eux sont très ingénieux et rois de la débrouillardise.

    Il y a 20/30 ans ils avaient leur chance, maintenant avec ces réseaux, il faut d’abord placer les copains, puis on voit après si on peut laisser une petite chance aux autres.

    Autodidactes, unissons nous et réinventons nous un réseau pour les non diplômés “intelligents et créatifs” avec belle expérience …car il faut le reconnaitre ça marche bien cette notion de réseau. Il n’y a qu’à voir LINKEDIN et VIADEO…Les chasseurs n’ont plus qu’à faire leur marché. Même les autodidactes avec une belle expérience ont toutes leurs chances grâce aux recherches avec mots clés.

  3. Ca sent les frustres qui ne sont pas capables de rentrer dans une ecole…
    (Je sais, vous allez repondre que vous n’aviez pas envie blabla)

    Soyons clair, le reseau d’une ecole permet de leverager son potentiel, mais si quelqu’un n’a aucun potentiel, HEC ou pas, sa carriere ne sera pas fulgurante. Avoir fait une grande ecole ne suffit pas pour reussir sa carriere. Cela permet en revanche d’accelerer celle de quelqu’un qui est bon.

    Entre deux personnes equivalentes sur la papier, n’importe qui choisira toujours celui qu’une connaissance lui aura recommandee ie son reseau (ecole ou autre). Recruter quelqu’un est un investissement lourd, il est normal de chercher a minimiser ce risque.

  4. La règle n°1 pour minimiser les risques, c’est la diversification. Le seul pb de ce système que tu défends c’est que certes la formation est bonne voir excellente mais ces étudiants ont également les mêmes défauts ce qui à pour conséquence un manque d’innovation dans des domaines précis comme le dit Sarah.
    C’est pourquoi d’ailleurs Paris ne sera JAMAIS une place internationale dynamique car trop de clones franco-français issus de Business School. Tu remarqueras qu’en outre les étudiants regardent UNIQUEMENT les classements pour choisir leur école, aucune considération d’ordre personnel, normale, toutes les formations sont identiquement recopiées. Bref le système des EC est beaucoup trop homogène à mon goût. A bon entendeur.

  5. Si tu connaissais mieux le systeme, tu saurais que de nombreuses ecoles ont diversifie le recrutement des etudiants que ce soit en France ou a l’etranger afin de palier a ce probleme de consanguinite.

  6. les commentaires typiques qui me font dire ‘la france, tu l’aimes ou tu la quittes’. ben je l’ai quitte. et il y a longtemps.

    @lui-meme, tu as peut etre raison sur les managers francais. mais de la a ignorer tous les cas de CEOs sans diplome (bien sur, pour cela, il faudrait regarder un peu a l’etranger), c est un peu exagere. j ajoute, q pour ma part, je suis bien issu du systeme grande ecole, et je trouve ca tellement idiot.

  7. message pour @lui-même : pas frustrée. On quitte aussi le système scolaire pour des raisons de manque de moyens des parents qui ne peuvent vous payer des études, parce que le système scolaire ne convient pas ou parce que des évènements familiaux vous rendent soutien de famille à 18 ans…j’ai plein d’exemple comme ça…ce qui peut vous donner assez de volonté pour reprendre les études, suivre des cours en finances, la SFAF, et faire vos preuves jusqu’à obtenir des niveaux de rémunérations que beaucoup de personnes souhaiteraient avoir.
    Je regrette simplement que les jeunes d’aujourd’hui sans diplômes à la base ne puisse pas accèder un jour à des postes valorisants et rémunérateurs comme les nôtres. L’élitisme à la française est pénible et réducteur.

  8. Tout a été dit par Sarah et Elvira ! merci à eux.

    @lui-meme: merci pour ton arrogance, tu justifies en quelques lignes le niveau de chomage actuel chez les jeunes français, BRAVO

    En avant la méritocratie, ce sera à nous de changer les choses à nos humbles niveaux car malheureusement ces élites sectaires sont tenaces et plombent notre système économique et politique. Quel gachis !

    Une pensée pour tous ces jeunes français condamnés (et j’en ai connu des nuées entières : deug philo, histoire, staps, musicologie….) à des emplois précaires parcequ’ils n’ont pas les bons diplomes…Inadmissible en 2011

  9. Ya aussi la Franc-Maconnerie… Utile pour se faire pistonner au plus haut degré.

  10. donner les salaires en $ c’est pour gonfler artificielement les chiffres ?
    Parce que si on ramene a l’euro tout de suite ils paraissent bcp moins importants.

  11. FYI, je viens de la clase moyenne, mes parents ne pouvaient pas me payer mes etudes, j’ai emprunte 40K€ pour faire une grande ecole, j’ai fais l’apprentissage pendant et travaille maintenant dans une banque a Londres car justement, je n’aimais pas la culture des entreprises francaises.

    @Mr Objectif: Si certaines personnes ne se renseignent pas assez et font des etudes sans debouches, je ne vais pas m’apitoyer sur leurs sorts, ils conaissaient les regles du jeu des le depart.

  12. Que font les autodidactes qui réussissent et qui doivent recruter un jeune diplômé?

    Ils regardent les noms sur le CV. Que ce soit celui de la banque ou celui de l’école, et ils sélectionnent sur parfois des centaines de CV, ceux qui ont la combinaison la plus prestigieuse possible.

    Sinon, autant ne pas demander de cv aux candidats, et faire passer des entretiens au hasard à tout un tas de gens ne correspondant pas forcément.

    C’est très beau les discours anti élites, mais au final comme il n’existe pas de solution pour trouver les perles égarées (parfois pour d’excellentes raisons comme dit au dessus) parmi les cancres, on fait le moins risqué: il y a plus de types brillants à HEC que dans la face de trifouillis les oies, alors pour limiter les chances de tomber sur quelqu’un qui ne convient pas, on regarde à HEC ça va plus vite. Et à Londres les banques font pareil: elles demandent d’ailleurs même les notes contrairement à la France.

  13. Oubliez les écoles française : l’avenir est a londres, vous avez votre reseau londonien , vous habitez a londres (+ belle ville du monde), car londres est l’avenir de la finance, je me souviens sur mon desk a londres ou le travail etait + agréable et il y avait jamais de grêve pas comem en france. londres c’est un autre monde duquel on ne ressort pas vivant si on ne vit pas a 100% ds la london way of life. A londres pas besoin de créer votre reseau, car VOUS ETES le réseau ( la matrice)

  14. Faut arrêter de se plaindre pour rien.

    Perso, mes parents sont immigrés marocains, illétrés, père chauffeur de taxi, mère au foyer. J’habitais une cité de banlieue Parisienne.

    J’ai emprunté de l’argent, je me suis cassé le Q en classe prépa, et j’ai rejoint HEC en 2007 (sans aide ou discrimination positive, ça va de soi). Comme quoi c’est possible!
    Du coup, je suis moins enclin à pleurer sur le sort des banlieusards…

    Alors perso, je suis content qu’on accorde de l’importance à l’école en France :D

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