☰ Menu eFinancialCareers

Les profils IT contraints de s’adapter à la nouvelle donne

Jusqu’ici relativement épargné par la crise financière, le marché de l’emploi en IT Finance commence à montrer des signes de faiblesse. Rappelons que le dernier plan de suppressions d’emplois (52 000 postes) de Citigroup visait dans une grande proportion les informaticiens (Le Monde informatique), de même que les plans sociaux chez Calyon et Natixis visent, pour une large part, les fonctions support telles que l’informatique mais aussi et surtout les SSII prestataires.

Le secteur est affecté par les suppressions d’emplois et le gel des recrutements, surtout depuis cet été, témoigne Richard Six du cabinet Huxley Associates. Là où je plaçais 5 candidats avant la crise, je n’en place que 3 aujourd’hui. Ce qui signifie aussi que la demande est encore là, mais beaucoup plus exigeante et les processus de recrutement plus longs.

Et une DRH d’un cabinet de conseil international spécialisé dans la finance de marchés de résumer sous couvert d’anonymat : Pendant longtemps, les candidats ont été rois. Désormais, ils doivent prouver qu’ils sont les meilleurs.

Sans surprise, les professionnels les moins sollicités sont les profils les plus juniors (moins d’un an d’expérience). Les jeunes développeurs (1 à 4 ans d’expérience), dotés d’une double compétence métier et technologique (C++ ; Java ; C# et .net), sont encore très demandés, tandis que les profils seniors doivent sérieusement rabaisser leur exigence en termes de salaires.

Pour Saïd Elinkichari, consultant du cabinet de chasse GEC, l’ensemble des candidats doivent s’attendre à un niveau de salaire à l’embauche en baisse de 5 à 10 % en moyenne. Conséquence ? Les candidats sont de plus en plus frileux, les mobilités plus rares. Pourtant, les missions n’ont pas été stoppées. Les éditeurs de logiciels continuent de recruter activement par exemple , constate ce chasseur.

Les acteurs du secteur optent dans l’ensemble pour un optimisme mesuré. Après tout, la crise actuelle ne ressemble en rien à celle de 2002 , rassure Saïd Elinkichari. Le marché est seulement plus qualitatif, et donc toujours à la faveur des profils experts.

commentaires (1)

Comments
  1. Pour faire simple, il y a seulement moins de boulot pour les IT dans la finance de marché et les places sont plus chères. Le client est donc en position de force.

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici