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Les professionnels des risques voient leurs salaires progresser

À l’heure où les banques restructurent leurs packages de rémunération, les professionnels des risques s’en sortent plutôt bien avec une augmentation moyenne de 5 % de leur salaire fixe sur les six derniers mois, selon une étude intitulée The Risk Management Recruitment Landscape 2009 et réalisée auprès de 2 112 professionnels à travers le monde par GRS, un chasseur de têtes international notamment spécialisé dans la gestion des risques.

Les bonus augmentent également (20 % en moyenne pour la France). Selon un porte-parole, la rémunération des métiers liés aux risques serait plus facile à prévoir que celle des métiers en front-office car moins dépendante du P & L. Ce qui pourrait expliquer le résultat de l’enquête.

Cependant, il faut bien avouer que, contrairement à d’autres lignes de métiers, la profession affiche une belle résistance face à la conjoncture. Ainsi, 63 % des professionnels des risques reconnaissent que le “credit crunch” a plutôt eu un impact positif sur leur évolution de carrière , note Ken Brotherston, président de GRS Group.

Un avenir radieux

Surtout, les besoins sont loin d’être saturés. Seuls 12 % des sociétés sondées dans l’étude comptent un chief risk officer (CRO) dans leur conseil d’administration, alors que la plupart d’entre elles reconnaissent la nécessité d’intégrer les risques à leur politique stratégique. Nous pensons que l’environnement va évoluer favorablement pour les professionnels du risque, même si le processus de recrutement prend plus de temps du fait que les clients deviennent plus exigeants et ont des contraintes budgétaires plus lourdes, poursuit Ken Brotherston, avant de conclure : dans les années à venir, je m’attends à ce que la demande augmente encore davantage, et que les rémunérations continuent de refléter cet état de fait.

GRS
Source : GRS

commentaires (9)

Comments
  1. c’est bien de les remunerer plus, apres tout ils avaient bien decele les risques des subprimes et autres produits nefastes…

  2. Seb, ta remarque n’est pas ininteressant car pas completement vraie. Trop souvent, le Risk n’est pas une independant ni du MO et du FO et la est le probleme. Generalement le Risk est assimile au MO et sous-consideration du MO en France est le probleme. Le Risk devient a la bote du FO “validez nos ope et taisez vous” et le risque ne devient plus de l’analyse et du reporting.

    Le service de Risk parfait doit etre independant, pouvoir dire “non” a une operation, etre consulte pour les operations hors “trading guidline”, doit pouvoir reduire les limites a titre conservatoir et suspendre les trader a titre conservatoire,…

    Avec un pouvoir plus grand, on les assimilerait moins au MO et leur marcheraient moins sur la gueule, ils deviendraient plus respectes.

    Aussi, sans cracher dans ma soupe, je suis contre le bonus des risk (d’ailleurs le 20% de l’article est largement sous estime), car cela reviendrait a coreleer la performance du risk au FO et ca non! Tres haut fixe oui, mais 0 bonus!

  3. Mais tout est a la botte du FO helas.
    Le MO aussi, et ne parlons pas du BO.

    Maintenant qu’est ce que les risques regardent ? Est-ce que les banques verifient reellement ce qu’il y a derriere les produits qu’elles s’echangent ou font-elles confiance aux organismes de notation ?
    La logique voudrait qu’elles verifient par elles memes, les recents evenements montrent que ca ne semble pas etre le cas.

  4. Oui, c’est pour quoi il faut donner du pouvoir au Risk.

    Externaliser le risque et faire endosser une responsabilites aux Risk Manager serait aussi une bonne idee, pourquoi pas faire auditer les risques par des “commissaires aux comptes” qui engageraient leur responsabilite penales?

  5. Juste une chose : ces salaires sont déconnectés de la réalité, ce sont ici les salaires des directeurs, membre de directoire d’établissements financiers …

    La réalité est toute autre, pour Risk/Audit/Compliance

    5-7 ans d’expérience –> 50 à 75 k€
    7-10 ans d’expérience –> 55 à 90 k€
    10 à 15 ans d’expérience –> 60 à 150 k€
    + de 15 ans d’expérience –> de 75 à 250 k€

  6. Les agences de Notation sont par définition indépendantes mais en réalité elle ne le sont pas car les notations ont un impact sur le portefeuille de l’agence, car elles n’ont pas les compétences et la force financiére d’une big financial institution.

    Le risk management est plus du ressort du preventif et vu comme un centre de coût plutôt qu’un centre de profit.

    Conscient de cela, il faudrait confier le rôle aux commissaires aux comptes qui stafferaient des equipes d’audit et de risk management, mais hélas même le commissaire au compte n’est pas vraiment indépendant car il subit la loi de l’offre et de la demande lors d’un appel d’offre par une big financial institution.

    La gestion du risque en interne releve plus du réglementaire et donc de l’obligation, de la contrainte et peut être vu comme un must do.

    Voire les salaires progressés au niveau du risque est une question de rattrapage structurel, mais le salaire au risk ne reléve pas du nerf de la guerre (entendez par là le capital), mais de la prevention, de la reglementation, du juridique et de la communication de marchés.

  7. La Gestion de Risque fait clairement partie de l’activité des institutions financières. Celles-ci peuvent donc éventuellement déléguer certaines “sous-tâches” mais elles ne peuvent externaliser cette fonction.

    Par exemple, je dirais de manière très schématique mais pas forcément très erronée que leur métier c’est de “faire du fric” en prenant du risque notamment sur les marchés. Il faut donc s’assurer que le risque pris n’est pas disproportionné par rapport aux gains que l’on en attend. Vu comme ça la Gestion du Risque doit donc accompagner chaque décision d’investissement, ce qui en fait bel et bien “une activité 100% maison”.

  8. Enfin je voudrais tordre le coup à une affirmation souvent employée mais à mon avis erronnée “à savoir que le Risque est un centre de coût et non de profit”. En effet, nous avons souligné il y a peu que pour faire du rendement il faut prendre du Risque. Du coup le véritable indicateur qu’il faut examiner ce n’est pas le Rendement mais le Ratio de Sharpe qui est égal au Rendement / le Risque pris. Partant de là on dira que la Gestion essaye de maximiser le numérateur, tandis que le Risque essaye de minimiser le dénominateur. C’est alors la conjonction des deux qui fera un Ratio de Sharpe potentiellement élevé.

  9. Sobolev, tu vois deux transactions en une! les premiers risk manager sont le Front Office ! ce sont bien eux qui “manage” le risque en prenant les positions. Ce que fait le “Risk”, c’est definir l’appetit de la banque et s’ASSURER que le FO ne sort pas du cadre etabli.

    Bien sur, ce n’est pas le cas dans toutes les banques, la taille influant beaucoup.

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