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Faut-il avoir fait HEC pour faire partie de la crème des banquiers d’affaires ?

hec-paris

Dans le classement des 40 meilleurs banquiers d’affaires âgés de moins de 40 ans établi par Financial News figure un certain nombre de Français. Et plusieurs d’entre eux sont passés par HEC, comme par exemple Emmanuel Hibou, 38 ans, co-responsable media et telecoms zone EMEA de la division banque d’investissement chez Bank of America Merrill Lynch, ou bien Vincent Laurencin, 35 ans, responsable de la recherche chez Exane BNP Paribas.

Ce qui, au demeurant, n’est pas vraiment une surprise au regard de la notoriété de l’école de Jouy-en-Josas qui, pour la troisième année consécutive, vient d’être désignée par le Financial Times comme la meilleure business school en Europe, devant l’Insead et la London Business School. HEC doit notamment sa première place à la qualité de ses « Executive MBA », ces formations haut de gamme, réservées aux cadres expérimentés. Le salaire annuel moyen des anciens diplômés, trois ans après l’obtention du précieux sésame, tourne autour de 307 808 dollars.

Ceci dit, le classement ne fait pas tout. L’an dernier, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) a publié une enquête auprès d’un échantillon de 200 recruteurs parmi lesquels plus de 90% ont embauché des diplômés d’écoles de commerce dans les deux dernières années. Les résultats montraient que seul 1 recruteur sur 10 consultait les classements établis sur les écoles de commerce, et qu’ils étaient plus de 85% à ne faire aucune différence entre les écoles de commerce lorsqu’ils recrutaient un débutant.

La tentation du « clonage »

Mais depuis, la crise s’est aggravée et les mauvaises habitudes semblent faire leur retour. Il n’y a d’ailleurs pas que les grandes banques d’investissement qui soient tentées de recruter des candidats issues d’écoles en tête de classement. « Nous préférons recruter dans les écoles bien classées dont le cursus rassure nos clients », reconnaît pour sa part Isabelle Grevez, directrice du recrutement du cabinet d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers.

La tentation du clonage refait donc surface. A moins qu’elle n’ait jamais vraiment disparue. « Le comportement des entreprises a de quoi en décevoir plus d’un. Elles cherchent souvent un clone de la concurrence ou un passe muraille qui s’intégrera avec un enthousiasme infini dans leur culture si attrayante, déplore Sophie Péters, éditorialiste à La Tribune. Elles ont beau clamer leur volonté d’attirer des potentiels (valable uniquement pour les jeunes diplômés des grandes écoles), elles recrutent un passé, quand ce n’est pas juste un diplôme. Exception française : un quinquagénaire de 25 ans d’expérience se résume encore à la promotion HEC 85 ! ».

commentaires (5)

Comments
  1. Mesdames, Messieurs,

    A la lecture de cet article, je ne peux qu’éprouver de la déception quant il est encore frappant de constater qu’une personne en france se résume à un diplôme. C’est une approche infantilisante. J’ai travaillé de très longues années en BFI et force est de constater que les éléments les plus brillants ne sont pas précisément ceux que l’on présente comme tel.

    Mais il est évident qu’il ne peut en être autrement puisque les banques ne recrutent que des profils grandes écoles. Il existe un vivier de candidats brillants et méritants provenant des universités.

    Mais cette exception française consistant à considérer les candidats les plus brillants émanent desdites grandes écoles n a empêche ces établissements financiers de subir de très lourdes pertes.

    Quel dommage et quel gachis !!!

    Quant à moi, je ne suis issu d’une grande école et j’éprouve des difficultés à décrocher des entretiens malgré un bon parcours professionnel. Je n’éprouve aucune aigreur mais ne crois a notre système et ai décidé d’abandonner ce milieu.

    Bon courage à tous !!!!!

  2. Au Luxembourg les grilles de salaires n’existent pas seul le niveau d’étude compte, d’ailleurs ici on demande très rarement au gens quelle école ils ont fait. Pourtant à entendre ceux qui ont travaillé à Paris avant, le Grand Duché n’a rien à envier à la capitale française en terme de compétence et de qualité du service bien au contraire. Il n’y a qu’en France où pour exactement le même métier et les mêmes taches, le salaire diffère suivant ton école. Pour un pays qui se veut égalitaire, on repassera. Hélas c’est bien la principale raison qui me dissuade de travailler dans mon pays, là où j’ai fait toutes mes études. De toute façon j’ai pas l’impression qu’on veuille de moi, je me suis fait chasser par des recruteur suisse, belge, canadien, anglais même singapourien, mais jamais français…

  3. Cet artile a-t-il été écrit par un HEC? Ou bien HEC a-t-elle payé pour avoir cette publication (avec logo!)? La question ne merite même pas d’être soulevée. La logique veut que si parmi les 40 meilleurs banquiers “plusieurs d’entre eux sont passés par HEC”, cela induit que plusieurs d’entre eux ne sont pas passés par HEC…et on peut donc conclure qu’un diplome est loin de faire une personne et n’est certainement pas une preuve de capacité. Qui n’a pas déjà rencontré un HEC mediocre, voir mauvais?…..CQFD

  4. les banques d’affaires recruteront TOUJOURS des diplômés de HEC, de grandes écoles et d’ingénieurs!! le système ne changera, les mentalités n’évolueront jamais, c’est le système à la française

  5. Mikelor…c’est pour cela que tu trouveras plein de français qui n’ont pas fait HEC au plus hauts postes en dehors des frontieres françaises! Et c’est peut-être aussi pourquoi la France / Paris n’est pas une grande place financière? ;-)

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