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Morgan Stanley souhaite embaucher plusieurs centaines de traders

De telles nouvelles sont rares, il faut s’en délecter. Morgan Stanley passe à l’offensive et le fait savoir. La banque américaine ambitionne de renforcer significativement ses activités de marchés dans les prochaines années en embauchant plusieurs centaines de traders.

Avantagée par le projet de réforme Volcker-Obama

C’est le message qu’a fait passer au Financial Times James Gorman, le nouveau directeur général de la banque américaine depuis janvier. Nous avons besoin d’accroître notre présence sur des marchés comme les changes, les matières premières, les dérivés actions. Nous pourrions facilement être 25 % plus gros qu’aujourd’hui. Les investisseurs sont disposés à faire plus d’affaires avec nous, c’est à nous d’y répondre, a-t-il précisé.

La banque d’affaires pourrait être avantagée par un projet du président Barack Obama, qui souhaite interdire aux banques de dépôt de développer des activités de trading pour compte propre, de capital-investissement ou de hedge funds. Morgan Stanley est la seule banque d’affaires avec Goldman Sachs à ne pas être présente dans la banque de détail.

Cette déclaration peut cependant surprendre dans la mesure où la banque a déclaré il y a 15 jours qu’elle avait quasi bouclé son plan de recrutement annoncé en août dernier, avec seulement une cinquantaine d’embauches restant à réaliser dans les métiers de sales et de trading sur les 400 programmés. En outre, Morgan Stanley est resté déficitaire en 2009 et a globalement fait moins bien que ses concurrentes de Wall Street sur le dernier trimestre (lefigaro.fr).

Des recrutements à Londres mais aussi (et surtout ?) en Asie

Il est à prévoir qu’un nombre important des embauches se fasse à Londres. A Paris, où sont implantées les activités de distribution des produits pour les clients nationaux principalement, il n’y a pas réellement de mouvement d’embauches , nous confie un chasseur sous couvert d’anonymat, rappelant que les activités de trading sont basées dans les centres régionaux, soit la City pour l’Europe.

Toutefois, une large partie des recrutements pourrait s’opérer sur les places asiatiques comme Singapour, qui gagnent du terrain face à Londres, où les contraintes et les signes d’hostilité se multiplient. Dernier attaque en date : le président de la Financial Services Authority (FSA) britannique Adair Turner a estimé, à Davos, que le carry trade était économiquement sans valeur ajoutée (lesechos.fr). Des restrictions en la matière pourraient affecter les effectifs sur le trading des changes à Londres. Selon le centre for Economics and Business Research (CEBR), les activités liées aux produits dérivés et au marché des changes représentent 11.000 jobs à Londres contre 16.500 en 2007.

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