☰ Menu eFinancialCareers

OPINION : Avoir une haute estime de soi ne suffit pas

Si vous avez été sans emploi pendant un certain temps, votre ego en a probablement pris un coup. Ce qui peut devenir compliqué si vous postulez pour un nouveau poste. La dépression qui résulte du chômage peut avoir des effets émotionnels qui vous pénalisent dans votre recherche d’emploi. Pour rester dans le coup lorsque vous postulez pour un nouveau job, vous devrez donc dépasser la négation de soi et le découragement. D’autant plus qu’une récente étude psychologique met en évidence les limites d’un ego surdimensionné.

Vous n’êtes PAS fantastique

Les personnes avec un fort ego ont, en effet, tendance à personnaliser le succès. Elles supposent que leurs réussites sont le fait d’êtres humains remarquables. Elles négligent d’autres facteurs et ne parviennent donc pas à en apprendre davantage sur les véritables causes de la réussite et de l’échec. Elles ignorent la complexité des variables qui interviennent – y compris le facteur chance – et expliquent toujours leur succès de par le fait qu’elles se trouvent merveilleuses.

En réalité, ce sont les financiers qui ont jadis été couronnés de succès et souffrant d’un ego démesuré qui sont en majeure partie responsables de la crise financière. Cela les a conduits à un excès de confiance et une incapacité à comprendre ce qui se passait.

Développer une haute estime de soi diminue le véritable apprentissage : vous ne pouvez progresser que si vous analysez les causes de votre succès ou de votre échec avec objectivité, laissant votre ego de côté.

N’essayez pas de prouver votre supériorité sur les autres

Un ego surdéveloppé semble aussi nuire au relationnel. Pas seulement parce que votre exigence envers vous-même tourne à l’auto-obsession, mais aussi parce que vous ne manquez aucune occasion pour prouver votre supériorité sur les autres.

De récentes études en psychologie montrent qu’il est plus sain psychologiquement de chercher à développer son autonomie, son relationnel et ses compétences plutôt que son ego.

Lorsque vous avez perdu un emploi, votre sens de l’autonomie en prend un coup parce que vous sentez désormais que vous avez moins de choix. Pourtant, ceux qui travaillent sont également tributaires de leur fonction et de leurs patrons. Maintenant que vous avez du temps libre, profitez-en pour faire des choses que vous ne pouviez pas faire en travaillant, comme vous promener ou visiter un musée.

Restez connectés

La connectivité relève un profond besoin humain de s’engager dans les relations. Là encore, la perte d’un emploi nous laisse une impression terrible, car nous perdons des collègues et des relations professionnelles qui nous faisaient sentir appartenir à une équipe. Faire partie d’un groupe ayant un objectif commun est quelque chose de presque tribal, un besoin profondément enfoui dans notre cerveau et notre organisme.

Vous pouvez y remédier en partie en provoquant de nouvelles rencontres qu’il vous aurait été impossible de faire lorsque vous travailliez : revoir d’anciens amis, vous impliquer dans une cause politique ou humanitaire.

Enfin, l’esprit de compétition est également affecté lorsque nous perdons notre emploi. Là encore, chaque simple tâche que vous pouvez faire régulièrement rétablira cet état d’esprit et servira de contrepoids utile à l’indignité du chômage.

Si vous entrez dans la salle d’entretien rayonnant d’un esprit de compétition, de connectivité et d’autonomie, alors vos recruteurs seront susceptibles d’être beaucoup plus impressionnés que si vous arrivez avec votre haute estime de vous-même. Trouvez un moyen de montrer votre état d’esprit en donnant des exemples pratiques dans lesquels vous l’avez utilisé, aussi bien quand vous travailliez que maintenant. Cela montrera le long chemin que vous avez fait pour revenir dans la compétition, et ce quel que soit votre ego.

Dr Raj Persaud est un psychiatre consultant travaillant au National Health Service (NHS) ainsi qu’en officine privée.

commentaires (4)

Comments
  1. Merci pour ces conseils pleins de sagesse.

  2. “Faire partie d’un groupe ayant un objectif commun est quelque chose de presque tribal, un besoin profondément enfoui dans notre cerveau et notre organisme. ”

    Pour les êtres primitifs, certes.
    les êtres évolués savent travailler seuls et sont en mesure de maîtriser les boursouflures de leur ego.

    Problème: jusqu’à présent, ils n’intéressaient pas du tout les recruteurs.

  3. les chimpanzés ont compris qu’il pouvaient se retirer les poux ensemble et chacun s’en sort avec bénéfice supérieur.
    c’est ça la vraie vie en société. on ne construit pas le quotidien sur l’ultra-individualisme d’une salle de marché. Il y a juste des choses qui n’existeraient pas sans capacité à TRAVAILLER EN EQUIPE !!!
    ton aston martin, l’avion que tu prend pour aller au bahamas, etc.
    merde, c’est vraiment con un banquier

  4. cette analyse n’est pas vraiment a propos. que vous fait dire que nous ne sommes pas fantastiques?

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici