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Les besoins en banque de détail sont tels que les salaires vont forcément grimper

Dans un contexte de course aux dépôts en raison de Bâle III et des nouvelles exigences en fonds propres, l’activité banque de détail devient plus que jamais le nerf de la guerre dans les grandes banques françaises. Pas toujours facile cependant pour les responsables des ressources humaines et les recruteurs de trouver les profils adéquats quand un certain nombre de professionnels restent avant tout attirés par des secteurs plus rémunérateurs, comme la finance de marché.

Le développement des nouvelles technologies (online banking, nouveaux concepts d’agences) n’arrange pas les choses. Par exemple, les juristes qui maîtrisent les problématiques liées aux moyens de paiement sont peu nombreux , constate Valérie Renom à la direction des ressources humaines de Natixis (Agefi Hebdo). Pour parer au plus pressé, les acteurs de la banque assurance s’ouvrent à des professionnels issus de secteurs non bancaires, principalement des services , indique Sidonie Couture, senior manager chez Robert Half Banque & Assurance (Agefi).

Former et intégrer les nouveaux

Encore faut-il mettre les nouvelles recrues à niveau pour qu’ils puissent opérer en banque commerciale. Dans certaines banques, 50 à 60 % de ces commerciaux auront moins de deux ans d’ancienneté pour gérer une offre de produits complexes face à des clients plus exigeants et plus matures. Le recrutement n’est que le premier set, indique Nicolas Dugay, directeur associé de la société de conseil et formation CAA (Le Figaro). La montée en compétence rapide et permanente sera le nerf de la guerre pour atteindre les objectifs ambitieux des directions .

L’enjeu de l’intégration est aussi clé que celui des recrutements, confirme Sandie Rozental, directrice du recrutement à la Société Générale. Nous essayons d’y répondre. Outre le programme Starting qui vise à intégrer chaque nouveau collaborateur pendant ses premiers mois dans l’entreprise, les nouvelles recrues suivent un parcours de formation très opérationnel pour acquérir les compétences nécessaires .

Vers une inflation des salaires

Va-t-on assister à une envolée des rémunérations en banque de détail pour attirer les talents ? Tout porte à le croire si l’on en juge les propos de ce recruteur en finance basé à Paris, qui s’est laissé aller à quelques confidences. Dans les prochains mois, on va assister à une démultiplication des ouvertures d’agences, surtout en milieu urbain, ce qui va augmenter considérablement les besoins en directeurs d’agences et chargés d’affaires, prédit-il. Mais où les banques vont-elles aller les chercher ? Chez la concurrence qui recherche exactement les mêmes profils ?

Dans la banque commerciale, on va donc assister à une inflation des rémunérations : les salaires de base vont imploser , poursuit-il, en tablant sur une augmentation moyenne de l’ordre de 20% des packages de rémunération. Dès lors, nul besoin d’être devin pour déduire qu’une augmentation substantielle des salaires entraînera l’afflux d’un certain nombre de candidatures supplémentaires. Les services RH des banques, déjà fort occupés, vont donc continuer d’avoir du pain sur la planche…

commentaires (2)

Comments
  1. Pourquoi pas 50 % d’augmentation ?
    Cessons de prendre des vessies pour des lanternes
    Pas très sèrieux tout celà

  2. On voudrait voir ca quand on sait qu un CGP en Banque Privee chez BNPP avec plus de 10 ans d’experience , ITB, CESB ne gagne que 42000 E brut avec une remuneration variable de 3 a 4000E qui dit mieux car j y vais tout de suite merci

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