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Le bon élève BNP Paribas trébuche sur la fin 2010

Attention, ne nous méprenons pas, BNP Paribas va bien. Elle a annoncé un bénéfice net de 7,8 milliards d’euros en 2010, en hausse de 34%, grâce à l’intégration de Fortis.

Pour situer ce chiffre par rapport à ses concurrentes, c’est le bénéfice affiché par JP Morgan (13,1milliards) divisé grossièrement par deux, et quasi deux fois plus que celui de Société Générale (3,9 milliards d’euros).

T4 n’est pas à la hauteur des attentes

Ce qui interpelle aujourd’hui, c’est le fait que pour la première fois en deux ans, les résultats trimestriels de la rue d’Antin sont inférieurs aux attentes des analystes. Le bénéfice net s’établit à 1,55 milliard d’euros pour le quatrième trimestre, contre 1,73 milliard anticipé par le consensus Reuters, du fait principalement d’une dépréciation inattendue de la valeur de sa participation dans Axa.

Même sans les éléments exceptionnels, BNP Paribas déçoit, insistent les analystes de Bernstein Research, notamment au niveau des résultats de son pôle CBI. Sur l’ensemble de l’année 2010, les revenus de la banque de financement et d’investissement s’élèvent à près de 12 milliards, en baisse de 18,8%. Sur l’année, les réseaux bancaires et les métiers de financements spécialistes de la banque de détail représentent 56% des revenus des pôles opérationnels.

La BFI se sert la ceinture : l’enveloppe des bonus en baisse

Alors que les frais de gestion ont été globalement en hausse dans les banques d’investissement l’an passé (particulièrement marquée chez SGCIB avec un bond de 14% sur un an), ils sont en baisse de 4,5% chez BNP Paribas CIB, et ce malgré le renforcement des dispositifs en Asie et aux Etats-Unis, en particulier pour le Fixed Income et les Financements Structurés . La banque souligne d’ailleurs la très bonne performance de cette dernière activité, notamment sur les financements d’énergie et de matières premières.

Une nouvelle fois, la banque fait valoir un coefficient d’exploitation exemplaire, le meilleur de l’industrie , soit 53,7% (contre 60,1% chez SG, 61% pour Barclays ; 63,3% pour BofA ; 65,9% JPM ; ou encore un incroyable 81,9% chez UBS).

Sur les bonus, la banque se montre tout aussi vertueuse. Elle a indiqué lors de sa conférence de presse que l’enveloppe des bonus au titre de 2010 sera en baisse par rapport à l’année précédente.

Enfin, la banque a présenté brièvement les axes de son plan d’action 2011 pour chacun des pôles d’activités. Pour la BFI en Europe, il est question d’un dispositif renforcé en matière de conseil stratégique pour [les] opérations de fusions-acquisitions et [les] émissions d’actions . Aux Etats-Unis, l’accent est mis sur le développement de sa plateforme de dette et de ses services de fusions-acquisitions en s’appuyant sur la franchise Energy & Commodities. En Asie, CIB parle de renforcer ses équipes en Chine, en Inde et en Corée.

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