☰ Menu eFinancialCareers

Travailler dans la microfinance ne s’improvise pas !

Microfinance, microcrédit, microassurance : autant de matières relativement populaires auprès des étudiants désireux d’être au service des plus démunis. Mais l’amateurisme n’est pas de mise : le secteur est en quête de professionnels qualifiés et compétents, capables de piloter des programmes diversifiés, de rechercher des fonds, de gérer les ressources humaines des bénévoles ou encore d’évaluer les impacts sociaux.

De nombreuses écoles tentent donc de répondre à la demande en proposant des formations et autres chaires dédiées. Dernière en date : l’ESC Dijon qui a lancé sa chaire en microfinance en avril dernier. L’ESCEM Tours-Poitiers, après avoir créé l’an dernier une chaire en microfinance avec PlaNet Finance, vient d’annoncer la création d’une chaire Management en responsabilité sociale des entreprises en partenariat avec la Caisse d’Épargne. Nous souhaitons conforter notre place de leader dans la distribution du microcrédit social en France , explique Jean-François Paillissé, président du directoire de la Caisse d’Épargne Loire-Centre.

Car de leur côté, les établissements financiers ont, eux aussi, compris l’importance de s’intéresser à l’économie solidaire. Ainsi, à la chaire Entrepreneuriat social de l’Essec, on trouve la Caisse d’Épargne, la Caisse des dépôts, la Macif et la Maif. Pour leur part, BNP Paribas, Société Générale, Banques Populaires, Crédit Mutuel et Crédit Coopératif sont partenaires de la 5e édition de la semaine du microcrédit qui se tient cette semaine.

Lever les réticences

L’essentiel des débouchés se trouvent dans les départements responsabilité sociale (RSE) et développement durable des multinationales, mais aussi dans les banques. Ces dernières soutiennent indirectement des opérations de microfinance en appuyant des institutions de microfinance (IMF) existantes, voire directement en créant une filiale ou une offre de produits / services de microfinance (le downscaling). Les compagnies d’assurances prennent aussi une part active en assurant les IMF et leurs portefeuilles ainsi qu’en distribuant des produits de microassurance via les réseaux d’IMF.

Nous faisons souvent face à deux réticences, explique Thierry Sibieude, cofondateur de la chaire Entrepreneuriat social de l’Essec : les étudiants se disent que les salaires sont moins bons dans les entreprises sociales, ce qui n’est pas toujours le cas, et ils croient aussi que s’ils s’y investissent, ils ne pourront plus changer de secteur par la suite (Observatoire Boivigny). De quoi rassurer les plus récalcitrants…

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici