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L’emploi des jeunes diplômés dans la banque de financement et d’investissement au plus bas

Dans les allées des forums des écoles organisés ces dernières semaines, la tension était palpable. Les étudiants et jeunes diplômés clairement déboussolés. La bonne nouvelle, c’est que rares sont les banques à s’être désistées. La moins bonne, c’est que les banques ont brutalement levé le pied sur l’embauche des jeunes diplômés.

Des stages mais pas d’embauche

La faillite le 15 septembre de l’une des banques d’investissement les plus reconnues au monde, Lehman Brothers, et l’accélération de la crise qui a suivi ont en effet radicalement changé la donne. Aucune des banques ne dit ouvertement stopper ses recrutements. Toutes continuent d’encourager les candidatures mais il semble que ce soit principalement pour des stages. Les embauches sont reportées à plus tard , observe Bérangère Pagès, directrice des relations entreprises à HEC. À cette période, les jeunes diplômés de la majeure Finance de l’école ont généralement tous réussi à trouver à se placer, ce qui est loin d’être le cas cette année. La crise actuelle semble plus sérieuse que celle du début des années 2000 , poursuit-elle.

Nous allons continuer de donner l’opportunité aux jeunes de se former à nos métiers en leur proposant des VIE, des stages ou, pour les étudiants, des contrats en alternance. En revanche, il n’y a pas d’embauche prévue dans les prochains mois , confirme sous couvert d’anonymat une responsable recrutement d’une BFI française. Cette situation, de l’avis des experts, ne devrait pas beaucoup bouger d’ici au printemps 2009.

Étudiez les niches et élargissez vos horizons à de nouveaux secteurs

Pour les jeunes diplômés qui ont misé sur une carrière dans la banque d’investissement, le timing n’est clairement pas opportun. Un chasseur parisien nous confiait récemment qu’il avait refusé une invitation au forum Finance de l’Essec : Y aller pour leur dire quoi ? Que je ne suis pas optimiste, que le hiring freeze peut durer jusqu’à trois ou quatre ans ? Qu’ils doivent se préparer à chercher ailleurs ? Il y a bien les métiers liés au risque ou les fonctions de middle-office où l’on observe encore quelques mouvements mais cela signifie renoncer au front-office.

Toute une stratégie à revoir pour les jeunes diplômés. Cela nécessite d’étudier plus systématiquement les niches, comme le marketing bancaire, ou les boutiques plutôt que les grands établissements, et surtout élargir ses horizons. Il y a certainement plus de cartes à jouer en ce moment dans le secteur de l’audit, les cabinets de conseil, ou encore les grands groupes industriels (service finance, fusions-acquisitions…). Même si, là aussi, un ralentissement des embauches se fait sentir.

Enfin, préparez-vous à des processus de recrutement longs et fastidieux. Pour les plus juniors, le durcissement des critères de recrutement est encore plus net que pour les autres candidats. Quand ils embauchent encore, les banques et les autres acteurs de l’industrie financière prennent beaucoup plus de précaution. Cela se traduit, par exemple, par un rallongement des périodes d’essai de 6 à 9 mois , prévient Jérémie Lempkovicz, consultant senior au sein du cabinet Aston Carter International à Paris, en charge de l’activité finance de marchés front-office auprès des banques d’investissement, des brokers, des asset managers et des hedge funds.

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