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L’INSEAD, star des business schools, vraiment ?

Sans conteste, la célèbre école basée à Fontainebleau est aujourd’hui l’une des meilleures business schools dans le monde. Son programme MBA est numéro 4 au niveau mondial (ex-aequo avec Stanford) et numéro 2 hors États-Unis dans le classement 2011 des meilleures business schools du Financial Times. Belle performance également dans le classement du magazine américain Business Week réalisé en partenariat avec Bloomberg, où l’école arrive numéro 1 hors États-Unis.

Le FT la félicite d’ailleurs pour sa parité, avec seulement 20 % d’étudiants d’origine anglophone et le fait qu’aucune nationalité, pas même française, ne représente plus de 10 % de la totalité de ses étudiants. Il faut dire que l’Insead joue à fond la carte de l’ouverture : elle dispose de trois campus principaux à Fontainebleau, Singapour et Abou Dabi, possède également un centre en Israël et des bureaux à New York. Enfin, elle est engagée dans une alliance avec l’école de management américaine Wharton et dans une collaboration pour un programme Executive MBA avec l’université Tsinghua à Pékin.

Par contre, l’Insead ne se classe que 38e dans le classement de l’université Shanghaï qui vient de livrer son édition 2011. Mais cette ombre au tableau n’en est pas vraiment une, puisqu’elle reste la première école française de la catégorie économie et business et que ledit classement, contrairement à celui du FT, n’a historiquement que peu de considération pour les établissements français.

Sources d’inquiétudes

Tout semble donc aller pour le mieux pour l’Insead. Pourtant, cet été, le site Capital.fr a pointé dans un article au vitriol (Capital.fr) de nombreux dysfonctionnements. Jugée trop chère et pas assez adaptée aux besoins des entreprises, la plus réputée des écoles de management d’Europe connaîtrait une baisse d’activité inquiétante. La concurrence s’est accrue et les choses sont devenues plus dures pour l’Insead , alertait il y a peu Claude Janssen, l’un des fondateurs, lors d’une réunion avec des jeunes diplômés.

Ainsi, depuis le début de la crise en 2008, la formation continue (executive education) a perdu près de 20 % de son chiffre d’affaires (qui contribue à la moitié du chiffre d’affaires de l’école). Ce n’est guère plus réjouissant du côté des diplômés MBA (40 % du chiffre d’affaires) puisque trois mois après leur sortie, 15 % de la dernière promotion n’avaient pas retrouvé d’emploi. Il faut dire que les promotions en question peuvent atteindre jusqu’à un millier d’étudiants, ce qui indéniablement ne facilite pas l’insertion des jeunes diplômés. Enfin, l’Insead rencontre des problèmes financiers au niveau de ses fondations qui ont perdu ces deux dernières années plus de 5 millions d’euros sur les marchés où elles ont investi.

Redresser la barre

Promotions démesurées, formations trop chères, profs surpayés, fondations déficitaires : l’école qui n’entend pas baisser les bras a récemment recruté un nouveau directeur en la personne de Dipak Jain, précédemment à la tête de la Kellogg School of Management de Chicago. Nous avons déjà commencé à restructurer le format de nos programmes , rassure ce dernier.

Un geste qui devrait en appeler de nombreux autres… l’Insead ne manquant pas d’idées. Faut-il rappeler qu’en lançant sa première campagne de levée de fonds en 1995, elle a été la première institution d’enseignement supérieur basée en France à appliquer les méthodes de fundraising éprouvées dans les pays anglo-saxons pour convaincre anciens élèves et entreprises de se mobiliser pour son développement. Ces derniers pourraient donc être sollicités pour mettre la main au portefeuille…

En attendant, nul besoin de tomber dans la sinistrose. La majorité des alumni de l’Insead fait encore de très belles carrières, l’effet de notoriété de l’école jouant toujours à plein auprès des recruteurs. En Europe, nous nous concentrons vraiment sur quelques écoles uniquement , confie ainsi le responsable de recrutement d’une banque d’investissement internationale à Londres, citant au passage… l’Insead.

commentaires (1)

Comments
  1. malheureusement il n y a pas que l’insead qui rencontre des problemes financiers en ce moment…
    bcp de business school ont le meme souci… elles recrutent trop d eleves par exemple harvard business school recrutent 1000 MBA par an cest vraiment enorme le prestige du diplome de havard est largement diminue….
    faut pas etre surpris qu’apres les etudiants aient du mal a trouver un bouleau…
    cest impossible de placer tt le monde surtout en ce moment

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