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Shanghai, futur eldorado des jeunes financiers ?

Connue auprès des jeunes diplômés pour son classement controversé des principales universités mondiales, Shanghai l’est moins pour sa place financière qui se situe assez loin derrière Dubaï, Singapour ou Hong Kong. Pourtant, la mégalopole du sud de la Chine ne manque pas d’atouts. Près de 100 000 personnes travaillent dans plus de 600 établissements financiers (dont 109 banques et 261 compagnies d’assurances), la plupart concentrés dans le quartier d’affaires de Pudong dominé par le Shanghai World Financial Center, deuxième plus haut gratte-ciel au monde.

Une centaine de nouveaux établissements s’implantent chaque année, et c’est loin d’être terminé : ” beaucoup de compagnies financières étrangères vont vouloir travailler en Chine, où les services financiers sont encore difficiles à trouver “, rappelle le directeur du Bureau des services financiers de Shanghaï (Le Figaro.fr). Pour preuve, les emplois du secteur financier ne représentent que 2,4 % des emplois de la ville, contre 11 % pour Londres et 12,7 % pour New York.

Opération séduction

En quête de talents expérimentés, une trentaine d’institutions financières de Shanghai ont récemment envoyé des chasseurs de têtes à des forums de recrutement à travers l’Europe et les États-Unis. ” La crise devrait être une opportunité pour attirer les talents de Wall Street qui viennent de perdre leur job “, déclare Shi Haining, directeur adjoint du nouveau quartier financier de Pudong (Courrier Cadres). Pourtant, dans la pratique, il n’est pas toujours facile de réussir à convaincre des experts financiers à renoncer à près du tiers de leur salaire.

Des écoles à l’heure chinoise

Par contre, un jeune diplômé se contentera sans doute aisément d’un salaire annuel de près d’un demi-million de yuans (soit environ 50 000 euros). ” Depuis dix ans, les universités européennes multiplient les ouvertures en direction de la Chine, avec pour objectif de lancer des ponts vers les élites chinoises en devenir, note Philippe Le Corre, enseignant à Sciences Po (L’Expansion.com). La France est au premier rang, de Sciences Po à HEC en passant par ParisTech, qui regroupe les principales écoles d’ingénieurs “.

Sans oublier certaines écoles de province, comme l’École Supérieure des Sciences Commerciales d’Angers (ESSCA) qui dispose carrément d’un centre d’études installé sur place permettant à ses étudiants de découvrir directement le marché chinois et suivre des cours intensifs en mandarin.

Si j’avais un conseil à donner aux jeunes diplômés, c’est de tenter l’aventure en Chine. Son économie explose et ses institutions financières ont besoin de se structurer. Une telle expérience est prisée sur un CV “, conclut John Benson, fondateur et PDG d’eFinancialCareers.

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