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Les jeunes diplômés se bousculent au portail des Big Four

La plupart des grands cabinets d’audit et de conseil ont déjà annoncé leurs plans de recrutement pour l’année 2009. Bonne nouvelle par temps de crise : le niveau des embauches sera similaire à celui de l’an dernier. Ainsi, comme en 2008, le premier recruteur sera Deloitte France avec 1 200 recrutements en CDI, talonné de près par l’ex-big five Accenture (1 100 CDI), KPMG (900 CDI) et PricewaterhouseCoopers (800 CDI). Ernst & Young, qui a recruté 850 CDI cette année, ne communiquera que début décembre sur ses intentions pour 2009.

Cependant, les ressources humaines sont actuellement en train de revoir tous ces chiffres , note une porte-parole de KPMG. En effet, la plupart des plans ayant été communiqués en septembre, l’intensification de la crise pourrait obliger les cabinets à revoir à la baisse leurs embauches.

Comme à l’accoutumée, les jeunes diplômés représenteront une part importante des recrutements : on les estime à 45 % chez Accenture et même à 70 % chez KPMG. Le conseil est un secteur où le turn-over est élevé, de l’ordre de 15 % par an , rappelle Antoine de Riedmatten associé responsable du recrutement et des relations écoles chez Deloitte France. Le niveau de stagiaires est, lui aussi, maintenu, que ce soit chez PricewaterhouseCoopers (400), KPMG (500) ou Deloitte (400).

Rude compétition

Cette année, la compétition risque d’être plus difficile et les processus de recrutement plus longs, car crise financière oblige, il faudra compter avec l’afflux de nouvelles candidatures. Parmi nos candidats figurent beaucoup de jeunes issus d’écoles d’ingénieurs. Il y a deux ans encore, ces derniers recevaient cinq offres fermes d’employeurs à la sortie de leurs études. Ce n’est plus vrai aujourd’hui. Pour peu qu’ils aient une première expérience dans la finance, ils préfèrent se tourner vers le conseil plutôt que rejoindre d’autres secteurs touchés par la crise comme l’industrie par exemple, poursuit Antoine de Riedmatten.

À l’heure où les embauches de jeunes diplômés sont en berne dans de nombreux secteurs de la finance, les cabinets conseils sont perçus comme des structures qui payent bien, où le travail est jugé intéressant et qui constitue un bon tremplin, notamment pour les candidats souhaitant se mettre à l’abri en attendant que la tempête passe , reconnaît Thierry Carlier-Lacour, directeur associé chez Humblot Grant Alexander.

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