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La banque retrouve son attractivité auprès des futurs managers

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Si en 2010, les étudiants français des grandes écoles de commerce et management avaient plébiscité l’audit et le conseil au détriment de la banque, force est de constater qu’en 2011, c’est exactement l’inverse, à en juger les résultats du classement des employeurs idéaux réalisé par Universum.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : dans le Top 30, BNP Paribas se hisse à la 6e place, en progression de 3 points par rapport à l’an dernier, Goldman Sachs est 12e (+ 10 places), JP Morgan 14e (+ 10), Société Générale 17e (+ 4) et Morgan Stanley, 26e (+ 11). La suprématie des banques est encore plus visible dans le classement des étudiants en commerce avec une dominante finance :

1. LVMH

2. BNP Paribas

3. L’Oréal

4. Apple

5. Goldman Sachs

6. HSBC

7. J.P. Morgan

8. Ernst & Young

9. Google

10. Société Générale

Pourquoi un tel regain du secteur bancaire ? Ceci est dû à la communication des banques, qui ont beaucoup communiqué sur un retour de leurs bénéfices, le remboursement de leur dette et cela attire les étudiants, nous explique Julie Giraud-Avril, Marketing Manager France chez Universum. Ils privilégient et sont attirés par des entreprises financièrement solides et ceci, afin d’entrer dans une entreprise qui leur apportera un bon salaire et donc, leur permettra de profiter de la vie en dehors du travail.

Soulignons également une différenciation croissante entre les choix des managers et ceux des ingénieurs. Ces derniers semblent de plus en plus abandonner le terrain de la finance (banque, assurance) pour retourner à des métiers de conseil et d’ingénierie. À l’inverse, les managers retrouvent le chemin de la banque, aux dépens des sociétés industrielles.

Vases communicants

Les profils allant vers la banque et le conseil étant les mêmes, le succès et l’attractivité de l’un se font donc, au détriment de l’autre : c’est la théorie des vases communicants , poursuit Julie Giraud-Avril. Ainsi, le regain d’intérêt pour le secteur bancaire se fait au détriment de l’audit et du conseil. Pour preuve, si Ernst & Young est le seul Big Four présent dans le Top 10, il perd tout de même deux places par rapport à 2010, quand sur la même période KPMG perd trois places et PWC quatre places.

Seul Deloitte est en progression de quatre places. Il faut dire que la communication autour de sa marque employeur est plutôt bien rodée. Notre ambition est de faire croître notre chiffre d’affaires de l’ordre de 50% d’ici à 2015, ce qui implique le recrutement de nombreux talents de façon régulière. Nous prévoyons cette année un millier d’embauches en CDI , rappelle Jean-Marc Mickeler, associé et responsable de la marque employeur chez Deloitte.

Il n’en reste pas moins que le secteur bancaire reste presque machinalement et automatiquement délaissé dès qu’il rencontre la moindre difficulté, au profit de l’audit et du conseil, et inversement. Dans ces conditions, il vous suffira de suivre de près l’évolution de la conjoncture économique pour savoir lequel de ces deux secteurs aura le plus de chances d’être plébiscité en 2012…

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