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Journal d’une jeune diplômée (Première partie)

Diplômée d’un DEA d’économie et de finance internationale en finance, Marie, 26 ans, est à la recherche d’un emploi en finance depuis maintenant 6 mois. Elle nous fait part des affres de cette quête et nous donne quelques conseils afin que nous évitions ses propres erreurs de parcours.

Me lever, allumer mon ordinateur, consulter mes e-mails, répondre aux nouvelles offres puis passer quelques coups de téléphone aux banques et institutions financières que j’ai déjà contactées par courrier : voilà mon programme quasi quotidien depuis maintenant presque 6 mois. Après un troisième cycle de finance, j’ai décidé il y a maintenant trois ans de quitter la grisaille parisienne pour rejoindre la Côte d’Azur où je suis née afin d’y faire une thèse dans le but inavoué d’enseigner. Deux ans plus tard et quelques centaines de pages de recherche accumulées, il n’en était déjà plus du tout question (avis aux repreneurs : thèse inachevée à céder !).

Je donnais des cours en école de commerce tout en menant mes recherches lorsqu’un de mes contacts professionnels m’a proposée en octobre 2004 un stage en gestion de fonds dans la région. Il s’agissait pour moi d’aider des praticiens à rationaliser leur méthode d’investissement. Cette expérience tombait à pic dans la mesure où je sentais que je n’avançais plus ni dans la recherche, ni dans l’enseignement et que je devais renforcer ma pratique. Ces sept mois d’activité au sein de cette petite équipe de professionnels de haut niveau m’ont confortée dans l’idée qu’il était temps pour moi de chercher un premier emploi. Ils étaient intéressés par mon profil mais n’avaient pas la possibilité de créer un poste alors même qu’ils étaient en sous-effectif.

J’ai donc commencé par contacter spontanément les quelques grandes institutions financières qui m’intéressaient entre Marseille et Monaco sur tous les postes susceptibles de m’offrir une évolution : gestion de fonds, salle de marché, commercial… Le résultat s’est montré peu concluant : deux entretiens sur une vingtaine de candidatures. L’un d’entre eux m’a fait patienter de juin à septembre me promettant un poste (en salle des marchés sur le desk change) pour finalement pourvoir le poste en interne. Je me suis peu à peu résolue à utiliser mon réseau de contacts professionnels. Là encore : peu de résultats.

Je ne prends pas ces refus personnellement : la région est pauvre en offres (une offre en finance pour 10 offres de commercial de type attaché de clientèle) et mon profil est rarement en adéquation avec le poste. Je suis parfois trop junior ou souvent trop diplômée. La pénurie d’offres ne permet pas aux employeurs de prendre des risques en embauchant une personne ne correspondant pas exactement à la description de poste. Beaucoup sont frileux et ne veulent pas d’un cursus comme le mien qui est loin d’être formaté.

Depuis septembre, j’ai recommencé à envoyer des candidatures: je réponds aux offres de journaux, d’eFinancialCareers, de l’ANPE et de l’APEC, j’appelle mes contacts personnels, je contacte les recruteurs… L’idéal serait de trouver un premier emploi en banque privée ou en gestion d’actifs. A la différence de l’année dernière, j’ai rationalisé ma recherche : je ne commets plus les mêmes erreurs et j’applique ces quelques règles d’or :

Regarder les offres tous les jours : cela me permet d’être réactive, de prouver à l’employeur que je ne suis pas dilettante et de ne pas perdre de temps à répondre à des offres déjà pourvues.

Ne pas envoyer de CV pour des postes qui ne me correspondent pas. D’expérience, il s’agit d’une perte de temps et d’énergie qui n’aboutit pas.

Préparer chaque candidature soigneusement. J’essaie de faire un discours cohérent en adéquation avec l’offre au lieu d’envoyer une cinquantaine de candidatures standard .

Limiter mon temps de recherche quotidien à quelques heures. Rien de plus déprimant que de passer 12 heures par jour devant son écran d’ordinateur ! Je sélectionne les offres qui m’intéressent et j’y réponds dans la foulée afin de garder du temps pour faire du sport, donner mes cours et maintenir une vie sociale très active.

Essayer d’avoir des retours de la part des recruteurs. Lorsque je reçois une réponse négative, je cherche à savoir pourquoi : savoir s’ils cherchent un profil plus expérimenté ou plus complet afin de réorienter ma recherche si nécessaire.

Etendre sa recherche géographiquement. J’ai compris qu’il était difficile de tout avoir : le poste de ses rêves dans la région de son choix. Je préfère étendre ma recherche à Londres, Paris et l’étranger (un VIE serait parfait) pour me donner plus d’opportunités.

Ne pas hésiter à contacter son réseau de relations professionnelles et personnelles. Je suis aujourd’hui convaincue que c’est un excellent moyen pour obtenir une proposition.

Ne pas attendre une réponse négative avant de continuer à chercher. Les recruteurs ont la fâcheuse tendance (et c’est particulièrement vrai dans le sud) de repousser le moment de la décision. Vous m’intéressez beaucoup, je vous rappelle le mois prochain pour vous confirmer . Plus question pour moi d’attendre car on peut passer à côté d’offres intéressantes.

La recherche d’un emploi n’est pas une période facile à vivre. Le plus difficile pour moi est d’avoir l’impression que je ne correspond jamais au poste et qu’aucun employeur ne me donnera la possibilité de montrer ce que je sais faire. Je ne me décourage pas pour autant et je garde à l’esprit qu’il me reste la solution utilisée par José Garcia dans le Couperet !

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