☰ Menu eFinancialCareers

La presse anglo-saxonne vous coûtera-elle votre emploi ?

L’acharnement sur les banques françaises en bourse continue, avec les conséquences réelles que l’on connaît maintenant sur l’emploi. Société Générale annonçait hier que des suppressions d’emplois étaient en cours dans sa BFI, sans préciser toutefois l’ampleur des coupes.

À l’origine de ces attaques , on pointe du doigt les rumeurs, largement véhiculées par des médias anglo-saxons. Ce matin, un article publié par le Wall Street Journal jette à nouveau de l’huile sur le feu. Cette fois, c’est BNP Paribas qui est visé. L’article fait dévisser le titre en bourse.

Dans une tribune titré “The Trouble With French Banks – A BNP Paribas executive makes his concerns known”, l’auteur Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF) rapporte les propos d’un cadre anonyme de BNP Paribas qui lui ont été tenus la semaine dernière, selon lesquels nous [la banque] ne pouvons plus emprunter en dollars, les marchés monétaires US ne nous prêtent plus […] Comme nous ne pouvons plus accéder aux marchés en dollars, nous sommes en train de créer un marché en euros .

Problèmes de liquidité et d’endettement seraient ainsi en train de menacer l’existence même des banques françaises. L’auteur agite le spectre désastreux de la nationalisation des établissements français.

BNP dément dans un communiqué et confirme qu’elle se finance tout à fait normalement en dollars, soit directement soit par swaps de change. Quoi qu’il en soit, le mal est fait. Le titre perdait jusqu’à 8% ce matin.

Démunie, la banque pose la question de la responsabilité du quotidien américain:BNP Paribas s’étonne que le Wall Street Journal ait laissé passer, sans aucun contact préalable avec la banque, une tribune fondée sur des sources anonymes et comportant un aussi grand nombre de faits non vérifiés et d’erreurs techniques.

Les médias anglo-saxons ont-ils bon dos? L’histoire va-t-elle en rester là?

De son côté, Société Générale, qui avait fait les frais de rumeurs de faillite début août, véhiculées par le journal britannique Mail on Sunday, ne compte pas garder les bras croisés. Selon Le Figaro, la banque aurait lancé une assignation pour diffamation contre le tabloïd et lui demande de verser 1 million de livres à un organisme de charité.

Voilà qui fera de belles jambes aux banquiers qui, dans l’affaire, auront perdu leur emploi…

commentaires (1)

Comments
  1. Les banquiers s’imaginent que pour se montrer généreux, il suffit de verser de l’argent à une oeuvre charitable. Voilà qui témoigne de leur hypocrisie exemplaire, bien révélatrice de la perversion des moeurs de la part de ceux qui jouissent du privilège insigne de créer de l’argent à partir de rien, si ne n’est de la différence entre deux cours de bourse sur une valeur à un instant t.
    La première des charités serait de faire taire cette injustice insupportable pour tous ceux qui gagnent leur vie à la sueur de leur front et non à travers les jeux boursiers qui permettent de spéculer sur la valeur du travail réel transformée en valeur virtuelle sur les marchés avec l’effet de levier de l’endettement bancaire qui a provoqué toutes les catastrophes bien connues. Il est temps que la valeur travail remplace la valeur papier, faute de quoi nous allons vers le chaos social provoqué par ceux qui s’imaginent faire oublier leurs turpitudes en reversant une infime partie de leurs profits spéculatifs.

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici