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Le malheur de SG fait le bonheur des contrôleurs

Un blâme et une amende de 4 millions d’euros. Société Générale décidément paie cher ses égarements (AFP). La Commission a enfoncé le clou en dénonçant les carences graves du système de contrôle interne . Les spécialistes du contrôle interne mais aussi les compliance officers, les risk managers, les spécialistes de la sécurité informatique et de la lutte anti-fraude, eux, ne s’en plaindront pas : le marché de l’emploi leur a largement souri ces derniers mois.

Création de nouveaux services

La Commission a toutefois reconnu que la banque avait mis de très importants moyens pour remédier aux faiblesses identifiées. Les mesures prises par SGCIB représentent un investissement qui dépassera 100 millions d’euros sur deux ans et mobilisent près de 200 personnes. Ce chiffre comprend du personnel déjà en place et également des personnes recrutées en extérieur. Ces recrutements sont en cours et une partie a déjà été effectuée , nous a précisé Société Générale, ajoutant que des consultants et des prestataires externes travaillaient également sur l’amélioration des contrôles.

Le mouvement a fait tache d’huile. Les banques françaises ont clairement renforcé l’embauche sur toutes les fonctions relatives aux contrôles et aux risques (contrepartie, marché) depuis début 2008. De nouveaux services ont été créés et des réorganisations ont eu lieu , témoigne Vincent Picard, associé en charge du département Banque et Finance de marché du cabinet de recrutement FED Finance. Depuis l’affaire Kerviel, le cabinet a augmenté d’environ 30% son volume de missions sur ces profils.

Revalorisation salariale

Pour Geneviève Coco, consultante en charge de l’activité BFI chez Hays Executive, le mouvement d’embauches remonte surtout à 2006, amorcé sous l’influence des établissements anglo-saxons, qui ont voulu rattrapé le retard accumulé en France notamment sur les fonctions compliance et lutte anti-fraude. L’affaire Kerviel a plutôt encouragé les banques françaises à investir davantage sur des profils seniors et, de manière générale, à revaloriser ces fonctions avec de meilleurs niveaux de salaires , remarque cette spécialiste, qui cite l’exemple, certes anecdotique mais révélateur, d’un compliance officer qui a obtenu une augmentation de 50 % de son fixe après négociation.

commentaires (2)

Comments
  1. Bénéficiant d’une grande expérience de terrain en back office sur les opérations de marchés et de trésorerie, j’ai constaté en passant par plusieurs établissements qu”il y avait partout de grosses failles dans les contrôles internes de part l’organisation propre à chaque établissement mais surtout par la non-connaissance des produits que les contrôleurs doivent surveiller.
    De par mon parcours, je souhaite quitter la production et me diriger vers le contrôle interne où je pense avoir ma place.Cordialement.Patricia Iroz

  2. Je suis entièrement d’accord avec le précédent commentaire, ayant réalisé des missions dans divers établissements financiers. Il y a d’importantes failles entre la production et le contrôle des risques.

    D’autre part, la gestion des risques opérationnels est sous estimé dans tous les établissements. Aucune structure ne dispose de réel personnels spécialisés dans la gestion de ce type de risque.

    La gestions de certains risques est au mieux, dévolu à un personnel qui n’a aucun pouvoir dans le meilleur des cas et non pris en compte dans le pire des cas.
    Les structures de contrôle ne sont pas adaptés aux risques encourus par les banques et compagnie d’assurance. Les banques limites majoritairement le contrôle au risque de crédit (défaillance) et de taux.

    Quand n’est-il du risque d’image, du risque opérationnel, de l’anti blanchiement,…. ?

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