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Cela ne place pas Eric Salmon dans la même ligue que les grands noms internationaux du recrutement, tels que Heidrick & Struggles qui a généré 324 millions d’euros de revenus en 2002; mais cela lui confère une place distincte sur le marché européen du recrutement.

“Nous sommes les plus grands parmi les petits, et les plus petits parmi les grands”, souligne Eric Salmon, fondateur de la société et directeur associé. “On nous reconnait comme un acteur à part entière en Europe. Nous y avons 20 consultants.”

Avec ses bureaux sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris, la société est bien implantée en France.

Un chasseur de têtes parisien concurrent dans le secteur bancaire, indique: “Eric Salmon est une boutique avec une très bonne visibilité. C’est très chic.”

“Chic” n’était pas le terme employé par l’Economist Intelligence Unit, concernant Eric Salmon & Partners, dans son rapport 2002 sur le recrutement des cadres en Europe. La société a été désignée comme l’un des acteurs français majeurs du recrutement pour les cadres, juste après les cabinets dominant le marché national, tels que Heidrick & Struggles, Korn/Ferry, Spencer Stuart et Egon Zehnder.

Cependant, concernant le recrutement international pour les services financiers, Eric Salmon & Partners occupe une place beaucoup moins importante.

Le cabinet n’est pas spécialisé dans les services financiers. Dans ses bureaux de Londres, les consultants sont plus généralistes; par ailleurs, son emplacement dans le quartier du West End, au lieu de la City ou de Canary Wharf, le rattache plutôt au monde de l’entreprise qu’au secteur bancaire.

Les capacités de la société pour les services financiers sont plus importantes en Europe continentale. Le cabinet a deux spécialistes finance à Milan, et deux à Francfort; deux autres consultants finance devant être recrutés à Francfort avant la fin de l’année.

Sophie Wigniolle, qui s’occupe du recrutement pour les services financiers au bureau parisien de Eric Salmon & Partners, souligne que la société est plus performante en recherche et sélection pour le capital investissement, la banque privée, et la finance d’entreprise.

Elle indique que la plupart des clients des services financiers sont des banques françaises. “Notre division aux Etats-Unis n’est pas assez développée pour trouver des gens à New York et les envoyer travailler dans des banques américaines en Europe.”

C’est un obstacle important, auquel il faudra remédier à l’avenir. D’après Eric Salmon, la société ne cherchera pas à ouvrir de nouveaux bureaux avant d’avoir bien établi sa présence aux Etats-Unis. “Beaucoup de sociétés se sont trop étendues au cours des cinq dernières années. Pour nous, il serait trop risqué de s’attaquer à de nouveaux marchés, comme l’Asie, sans avoir auparavant mieux établi notre présence aux Etats-Unis.”

La prudence de M. Salmon est justifiée par les résultats antérieurs de la société. Les revenus ont augmenté de 21 à 30% par an pendant le boom des années 1997-2000. Depuis, M. Salmon reconnaît que la société a dû affronter la crise qui a frappé l’industrie du recrutement. Cependant, il affirme qu’aucun consultant n’a été licencié, à la différence de ses concurrents.

La réticence à effectuer des licenciements tient aussi à la structure de la société.

Comme chez Egon Zehnder International, où Eric Salmon a travaillé pendant 20 ans en tant que consultant avant de créer sa propre société, Eric Salmon & Partners rémunère ses consultants sur la base des profits réalisés par la société dans son ensemble, et non en fonction des performances individuelles. D’après M. Salmon, cela montre que le cabinet est uni et qu’il travaille comme un tout pour le compte de ses clients.

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