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Rémunérations : les dirigeants dans l’ceil du viseur, et les autres ?

Pour eux, plus de marche arrière possible. Les PDG des entreprises cotées devront abandonner un certain nombre de leurs avantages, en tête desquels le fameux parachute doré (AFP). Et s’ils ne prennent pas le taureau par les cornes, le gouvernement a prévenu qu’il imposera le changement par la loi.

Mais qu’en est-il des rémunérations, quelques fois astronomiques, de certains professionnels de la banque d’investissement qui parfois dépassent celles de leur DG? Des changements en vue?

Des niveaux de bonus plus raisonnables

Ce n’est clairement pas la priorité du moment. Cette population est pour l’instant moins dans l’ceil du cyclone car ce ne sont pas des personnalités publiques, explique Philippe Weber, senior client partner chez Korn Ferry à Paris. Dans l’immédiat, l’état du marché va de toute façon recaler les bonus sur des niveaux plus raisonnables. Sur le marché du recrutement, les rachats de bonus ne sont plus automatiques et chaque cas est considéré individuellement.

Il n’en demeure pas moins que le marché respecte le jeu de l’offre et de la demande. Ainsi, ceux qui sont très sollicités actuellement comme les professionnels du corporate finance continueront à toucher des bonus calculés en fonction des revenus générés, anticipe Philippe Weber.

En revanche, ce que nous ne savons pas, c’est si les banquiers seront à l’avenir capables de générer autant d’argent que ces dernières années, interroge Xavier Logeais du cabinet de chasse NESS (New Executive Search Solution).

Statu quo chez les banques

Au-delà des considérations sur la performance économique, le système lui-même d’attribution des bonus ne semble pas remis en cause par les acteurs. Pour preuve, les exemples récents de Nomura, qui a décidé de maintenir les bonus des banquiers de Lehman Brothers (Les Échos) ou encore d’UBS refusant publiquement de plafonner les salaires de ses banquiers (Nouvelobs.com)

Seules pistes, évoquées notamment par Frédéric Oudéa directeur général de la Société Générale dans Challenges : le réexamen des règles d’étalement dans le temps pour accompagner les cycles et la part versée en cash par rapport à celle payée en actions. Mais pas de révolution majeure à attendre. Nous aurons du mal, dans un monde où les talents bougent, à attirer et à retenir les meilleurs si nous pratiquons une politique différente de celle des autres établissements, a-t-il prévenu.

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