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Bonus : les banques françaises à égalité avec les anglo-saxonnes ?

Avec le retour des bénéfices chez Goldman Sachs, Morgan Stanley ou encore Credit Suisse, la tentation de récompenser grassement les banquiers est grande. Sauf que la Réserve fédérale américaine et la FSA, le gendarme britannique des marchés, ne l’entendent pas de cette façon.

Dans la foulée des annonces faites lors du G20, les autorités américaines ont affiché clairement la volonté d’imposer une série de limitations aux rémunérations dans le secteur bancaire (AFP). Kenneth Feinberg, le tsar des rémunérations, a annoncé en parallèle que le salaire moyen des 25 top managers sous sa surveillance serait réduit de 90 % dès le mois prochain. En Grande-Bretagne, la FSA durcit également le ton. Elle souhaite avoir un droit de regard sur les bonus versés en février prochain par les banques sous sa tutelle (telegraph.co.uk).

La chasse aux gros bonus est donc bien ouverte et pas seulement en France. Un tel tournant pourrait-il jouer en faveur des établissements français, dont les rémunérations pourraient soudainement apparaître comme décentes en comparaison de leurs concurrentes anglo-saxonnes ?

Cela dépendra en partie des contraintes imposées par le gouvernement français. Les banques françaises attendent la publication de l’arrêté promis par le Premier ministre très prochainement (AFP).

Quoi qu’il en soit, les professionnels des salles de marchés en France ne semblent pas très inquiets. Pour l’heure, les banques parisiennes n’ont notifié aucun changement à leur troupe. Ils savent qu’ils n’ont pas intérêt à nous démotiver, en écrivant des choses noir sur blanc , confiait un salarié de la Société Générale à Paris au journal Le Monde .

Les lois n’y peuvent pas grand-chose, expliquait Antoine Morgaut, directeur du cabinet Robert Walters, au même quotidien. En matière de rémunérations dans la finance, le marché commande. C’est la loi de l’offre et de la demande. BNP Paribas en a fait les frais récemment. Selon le quotidien La Tribune, le trading algorithmique aurait ainsi perdu près de la moitié de ses équipes .

Les banques françaises ont joué le jeu l’an passé en réduisant fortement les bonus mais elles savent qu’elles ne pourront pas renouveler l’expérience, et ce en dépit du G20. Il faut s’attendre à un jeu de chaises musicales après les bonus , Vally Colli, consultante au sein de cabinet de chasse Vendôme Associés. Pour elle, un écart de rémunération de 30 % avec les établissements anglo-saxons est gérable pour les banques françaises, au-delà la fuite des professionnels est inévitable.

commentaires (3)

Comments
  1. Je lis: le trading algorithmique aurait ainsi perdu près de la moitié de ses équipes .

    [Mode humour et metaphore filee ON]

    Quand est-ce que les politiques, regulateurs et autre demagogues comprendront que c’est deja difiicile d’avoire le beurre et l’argent du beurre, qu’ils ne s’attendent alors a aucune faveur de la cremiere…

  2. C’est quoi le trading algorithmique ???

  3. Quel est le rapport avec la cremiere????

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