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Les brokers indépendants font leur trou à Paris

L’un des leaders britanniques du courtage, Execution, prévoir d’ouvrir un bureau à Paris début 2010 (financialnews.com(abonement)) dans le cadre d’une politique de développement de ses équipes sur le continent, notamment en Suisse. Dans un premier temps, le broker créé il y a 8 ans par Nick Finegold, ancien responsable de l’activité sales trading en Europe chez Deutsche Bank, recherche 5 à 6 personnes pour son bureau parisien, des vendeurs et des traders sur les marchés du crédit comme sur les actions, y compris des spécialistes sur les dérivés. Il pourrait revoir plus tard à la hausse ses ambitions expansionnistes.

Ce mouvement est assez symptomatique des conséquences de la crise sur ce secteur. Les clients font une telle pression sur les intermédiaires au niveau des prix que seules les petites structures ou les discount brokers ont su tirer leur épingle du jeu. La compétition est d’autant plus sévère que certaines sociétés de gestion et hedge funds cherchent dans certains cas à se passer des intermédiaires en recrutant directement des anciens traders pour diriger leur informatique. Pour les grands acteurs du marché, la chasse aux coûts est devenue la priorité numéro 1, à l’instar de CA Cheuvreux, filiale de brokerage de Calyon, qui a supprimé 75 postes en Europe début 2009, dont 30 à Paris. Pendant ce temps, les boutiques gagnent du terrain.

De nombreuses structures cherchent actuellement à se renforcer en particulier les petits brokers indépendants et spécialisés, qui comptent 15/20 personnes, témoigne Thierry Bossant, en charge de la practice Global Markets du bureau parisien Huxley Associates. Sur trois mois, une dizaine de sociétés nous ont contacté dont certaines cherchaient à débaucher une équipe entière. Des sales ou traders avec une clientèle établie d’institutionnels ou d’asset managers figurent parmi les profils les plus sollicités.

De son côté, Jean Turcat, directeur du cabinet parisien de chasse Smith and Partners, confirme le fort regain du secteur de l’intermédiation : Les transfuges de traders sont de plus en plus courant. Mais c’est une tendance qui s’inscrit dans le court terme car un broker ne pourra jamais rivaliser avec les bonus et les perspectives qu’offrent les banques d’investissement.

commentaires (3)

Comments
  1. C’est magnifique, mais pour les jeunes diplômés ultra motivés? Quelles sont les opportunités???
    Avec un M2 Banque-Finance, une expérience en BFI, la maîtrise des outils informatiques il n’y a que des stages sous rémunérés.

  2. Tout à fait d’accord! Quelle mascarade ! Après 24 mois de stage Paris/Londres (oui oui c’est possible !) au Front Office, je n’ai vu que des Traders se gaver et des stagiaires à qui on fait miroiter l’appât du gain comme prétexte à un avilissement total et constant : Estime toi heureux tu touches le SMIC et pas les 300€ minimum, moi je me gave et cet été j’hésite entre les Seychelles et les Maldives, t’en penses quoi ?

  3. Tout à fait d’accord avec vous! jeune diplômé Master 2 Finance de marché et analyse du risque, les portes de l’emploi sur de tels postes se referment très vite avec pour seule réponse le petit encart disant: “bienvenue aux stagiaires”!

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