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Les dérivés actions font leur come-back

Le marché des dérivés actions offrirait de nouvelles opportunités aux banques dans les deux prochaines années, affirme une étude de JP Morgan, publiée hier.

Alors que les exceptionnels niveaux de revenus des activités fixed income réalisés en 2009 relèvent désormais du passé, les banques réfléchissent à augmenter leur revenus ailleurs. Les marchés actions leur apporteraient la réponse, selon JPMorgan. La reprise économique amenant les investisseurs à délaisser les activités de taux pour les actions. Les analystes de la banque d’affaires américaine anticipent un taux de croissance annuel moyen de 9% sur ce segment entre 2010 et 2012, porté surtout par les dérivés actions.

Cette nouvelle est de bon augure pour les banques françaises, en particulier SocGen leader dans les produits dérivés, qui a accusé au deuxième trimestre une baisse annuelle de 65% de ses revenus dans sa ligne-métier Actions. Le projet de la banque rouge et noire de se développer dans le fixed income ne semble plus une si bonne idée désormais.

BNP Paribas en ordre de marche

Les gens sous-estiment le fait qu’il y a de nombreuses poches d’opportunités dans les dérivés actions. Il y a une surcapacité dans l’activité de flux, ce qui débouchera sur une compression des marges et une course à la technologie. L’activité de structuration deviendra dès lors beaucoup plus concentrée et profitable, Kian Abouhossein, principal auteur du rapport.

BNP Paribas semble avoir flairé le retournement de tendance. Le hasard fait bien les choses:la banque annoncé hier dans un communiqué une refonte de son activité Global Equities and Commodity Derivatives.

Au menu : plus d’autonomie donnée aux Régions (Yann Gérardin et Olivier Osty dirigent l’Europe) ; quatre métiers nouvellement créés:Commodity Derivatives, Market Liquidity Provider, Structured Equity dirigé par Nicolas Marque, nouvellement nommé, et Flow & Financing dirigé par Emmanuel Heurtier, lui aussi nouvellement nommé;création d’une entité dédiée aux marchés émergents, tout cela accompagné d’une série de nominations.

Les règles de Bâle III en arbitre

Toutefois, une hausse annuelle des revenus dans les dérivés actions de 15% comme on a pu le voir dans le passé serait illusoire en raison des changements réglementaires induits par Bâle III.

Les banques qui disposent des plus importantes parts de marché sur les Actions et qui sont le mieux capitalisées sont celles qui prospéreront. Goldman Sachs, Morgan Stanley, UBS et Credit Suisse sont ainsi citées aux côtés de BNP Paribas et Société Générale.

Goldman Sachs devrait se tailler la part du lion, avec un produit net bancaire estimé l’an prochain à 3,61 milliards de dollars, tandis que Société Générale et BNP Paribas devraient suivre, crédités respectivement de 3,3 milliards et 2,6 milliards.

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