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Qui dit que les rémunérations sont en baisse ? Votre bonus différé est en train de ressusciter en bourse !

A quelques jours de l’annonce de leurs résultats au second trimestre, les banques françaises ont le vent en poupe. Déjà légèrement en hausse lundi, suite aux résultats des stress tests, les valeurs bancaires françaises ont grimpé en bourse hier grâce à l’assouplissement des règles prévues pour Bâle III, des amendements particulièrement favorables aux établissements français, et qui enlèvent une gigantesque épine du pied au secteur après 6 mois d’intense lobbying.

La fin d’un cycle baissier pour le secteur ?

Conséquence : hier, Société Générale a signé la plus grosse hausse (10,59 %), suivis de Crédit Agricole (+10,14%), Dexia (+8,10%) et BNP Paribas (+5,49 %) qui avait moins souffert en bourse. Natixis est un cas à part : son cours de bourse a progressé de plus de 10% depuis le 1er janvier, alors que l’indice sectoriel européen a reculé de 7,8% depuis le début de l’année.

Les banques ont représenté le secteur le plus sous-évalué par les investisseurs européens. La situation semble désormais se renverser , commente Daniel Davies, analyste chez Credit Suisse, cité par le FT.

Les banquiers français, dont le bonus est bloqué sous forme d’actions, peuvent donc (au moins temporairement) profiter de cette embellie pour se rassurer, en attendant de connaître les performances de leur employeur au dernier trimestre. BNPP ouvre le bal des résultats lundi 2 août.

Une baisse de 20% des rémunérations sur un an

La nouvelle tombe à point alors que les banques qui ont déjà publié leurs résultats présentent des rémunérations en baisse, soit un salaire (fixe et variable) par employé en baisse de 20% en moyenne sur un an.

Et l’on comprend pourquoi en regardant de près les résultats décevants des banques d’investissement, à l’exception notable d’UBS qui a contribué à booster les valaures bancaires hier.

Selon une étude de Nomura, les revenus des divisions FICC (fixed income currencies and commodities) des grandes banques d’investissement* ont baissé en moyenne de 44% sur un trimestre et 41% sur un an (hors éléments exceptionnels). Les divisions Equities ne font guère mieux, avec des revenus en baisse respectivement de 32% et 38%.


*Le panel des banques inclut JPM, BAC, Citi, GS, MS, CS, UBS, DBK.

commentaires (2)

Comments
  1. Conséquence : hier, Crédit Agricole a signé la plus grosse hausse (+10,14%), suivis de Société Générale (10,59 %), Dexia (+8,10%) et BNP Paribas (+5,49 %) )…

    M’est avis que 10.59 est supérieur à 10.14…

  2. Merci Fred d’avoir relevé l’erreur ! Elle a été corrigée dans le texte.

    Julia Lemarchand, responsable éditoriale Répondre
     

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