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Calyon inquiète, Natixis continue sa descente aux enfers…

Réorganisation, recentrage, restructuration, réduction d’effectifs… Quels que soient vos penchants linguistiques, Natixis et Calyon, qui annonçaient leurs résultats du second trimestre aujourd’hui, préviennent qu’il leur faudra continuer à réduire la voilure sur leurs activités les plus risquées de leur BFI.

Il faut dire que près d’un milliard d’euros de pertes au premier semestre chez Natixis, cela fait désordre (Reuters). Avec des résultats plus médiocres que ce qui était attendu, la banque continue son chemin de croix. Crédit Agricole, qui voit son bénéfice net chuter de plus de 75 % au premier semestre à 968 millions d’euros, est aussi en deçà des attentes, et ce malgré des activités de banque de détail dynamiques. En cause : les mauvaises performances de Calyon (tradingsat.com).

Rémunération variable en berne, emplois menacés

Sans surprise, pour les deux banques, les programmes de réduction des coûts, amorcés au second trimestre, se poursuivront. Calyon a expliqué qu’une inflexion de l’évolution des effectifs et une adaptation des principes de rémunération variable au nouvel environnement avaient déjà permis une baisse des coûts de 11 % au T2-08 par rapport au T2-07. Après avoir présenté mi-juillet son projet de gouvernance et d’organisation (Les Échos, abonnement), la banque présentera un plan de transformation et de développement le 10 septembre. L’activité dérivés actions pourrait être l’une des plus touchées.

De son côté, Natixis va ramener la part des fonds propres alloués à la banque de financement et d’investissement à 46 % en 2010 contre 52 % en 2007. Cela se traduira notamment par une interruption des activités de compte propre à forte volatilité , a expliqué Dominique Ferrero. Le plan de restructuration, annoncé en mai, se concrétisera au second semestre et sera axé sur les fonctions supports et les métiers de la BFI les plus touchés par la crise.

Le moment de préparer sa mobilité…

Les salariés de Natixis et de Calyon anticipent les suppressions de postes en se montrant particulièrement disponibles sur le marché de l’emploi, nous ont confié plusieurs recruteurs. Beaucoup trouveront à se recaser, il n’y a pas de gel des embauches partout ! , s’est exclamé un consultant senior spécialisé sur l’activité banque/city. Pour preuve, l’annonce récente de SG relative à son plan de recrutement 2008, supérieur à celui de 2007 (La Tribune).

La mobilité des salariés de Calyon vers SG se fait assez bien, c’est moins le cas pour Natixis en raison de la différence de culture , constate un autre chasseur qui a souhaité garder l’anonymat. De son côté, Cécile Cousteix consultante pour le cabinet Lincoln Associés assure que le secteur du conseil, qui n’a pas encore montré de signe de baisse d’activité, s’intéresse de près aux banquiers .

commentaires (4)

Comments
  1. Je serai assez curieux de connaître les différences de culture qui font que les employés de Calyon soient plus compatibles avec SG que ceux de Natixis…

    De plus, cela fait bien longtemps à mon avis que les employés respectifs des deux banques se préparent à des licenciements ou à des mutations! Ils se sont pas réveillés ce matin en lisant le journal et en se disant :”Tiens cela va mal”!

  2. Très juste! C’est quoi cette histoire de culture? Pour avoir travaillé dans les trois banques, je pense que c’est du pipo journalistique…

  3. Je travail au sein de l’une des banques touchées. Je confirme que les temps sont durs !! Notamment dans les BO

  4. Pour la culture d’entreprise, je pense qu’ils font référance au caractère mutualiste des banques qui encadre Natexis. Pour y travailler depuis peu, je peux assurer que le rythme, la pression, le climat et les attentes ne sont pas les mêmes qu’a CA et à la SOCGE

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