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BNP Paribas, premier de la classe

Baudouin Prot peut avoir le sourire. Sa banque se démarque une nouvelle fois en affichant un bénéfice net en hausse de 44,8% à 1.305 millions d’euros au troisième trimestre (communiqué). Des résultats supérieurs aux attentes des analystes (latribune.fr). Et aussi trois fois plus élevés que sa rivale Société Générale , qui annonçait hier un bénéfice net de 426 millions d’euros.

Au-delà des performances de Fortis qui dopent les résultats, le pôle CIB est toujours en vedette. Il contribue à hauteur de près de 60% du résultat avant impôt de la banque, quand il représente seulement un tiers de son produit net bancaire (hors BNP Paribas Fortis). Les revenus de la BFI augmentent en effet de 42,6% sur un an. Ils diminuent en revanche légèrement (-12,4%) par rapport au deuxième trimestre en raison de la baisse des revenus sur le fixed income et le métier Actions et Conseil, qui se situent toutefois à des niveaux élevés avec respectivement à 1.551 et 620 millions d’euros. Quant aux métiers de financement, ils s’établissent à 763 millions d’euros, en hausse de 10,6% par rapport au troisième trimestre 2008 et de 7,5% par rapport au trimestre précédent.

(Trop ?) prudente sur les bonus

La deuxième banque de la zone euro par la capitalisation boursière garde la tête froide. Les professionnels de la BFI ne doivent pas s’attendre à des bonus mirobolants, en tout cas en cash. Baudouin Prot a prévenu que les pratiques de BNP Paribas en la matière sont raisonnables et ont effectivement changé. L’été dernier, la banque avait créé la polémique en annonçant avoir mis de côté un milliard d’euros pour ses traders.

Les frais de gestion du pôle, qui incluent la part variable des rémunérations, progressent en effet beaucoup moins vite que les revenus, soit +13,4% sur un an à 1.122 millions d’euros, contre +42,6% de revenus. Traduction comptable du paiement en actions d’une partie des bonus, conformément aux règles du G20 , précise la banque dans son communiqué. Le montant est proche de celui de la SocGen, dont les frais de gestion de son pôle CIB s’élève à 1.030 millions d’euros, alors que celle-ci enregistre 2.518 millions d’euros de revenus sur le trimestre contre 2.934 millions d’euros pour sa rivale.

La marque BNP Paribas suffira-t-elle à retenir les talents en interne, surtout lorsque l’on sait que ses concurrentes étrangères se préparent à accorder de généreux bonus ? La rémunération par tête sur les neuf premiers mois de l’année est en hausse de 74% par rapport à l’an passé chez Goldman Sachs, 46% chez Deutsche Bank, 54% chez Credit Suisse, 68% chez JP Morgan…

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