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Les 11 bonnes résolutions pour devenir un banquier ‘successful’ en 2017

investment bank

C’est lorsque vous atteignez le grade de managing director en banque d’investissement que la pression commence vraiment. Non seulement vos objectifs de revenus sont beaucoup plus élevés, mais vous devez naviguer dans un environnement de plus en plus politique et diriger une équipe de personnes très ambitieuses qui aimeraient prendre votre place. Et dans un contexte de rajeunissement des effectifs, les MD’s sont susceptibles d’être de plus en plus jeunes.

Cela exige un certain type de personnalité que d’atteindre un rang senior et le conserver sur le long terme. Selon des banquiers d’investissement seniors en poste ou qui l’ont été, voici les réflexes et les habitudes que vous devez adopter pour être ‘successful’ dans la finance sur le long terme :

1. Savoir s’adapter

Si vous voulez faire de vieux os en banque d’investissement, il est essentiel de savoir quel genre de personnalités recherchent les grandes institutions financières aux différentes étapes de votre carrière, selon Graham Ward, l’ex-responsable actions chez Goldman Sachs et à présent professeur adjoint de leadership à l’Insead.

« Au début, vous devez vous intégrer et être un joueur d’équipe, avec une forte volonté d’apprendre auprès de tous les grands egos qui vous entourent », explique-t-il. « Ensuite, vous devez démontrer un sens aigu des affaires et un esprit novateur. Créer quelque chose d’unique. Enfin, aucun banquier d’investissement ne peut réussir – même en trading – s’il n’a pas un œil rivé sur les besoins des clients. Si vous arrivez à mettre les clients dans votre poche, vous deviendrez incontournable ».

2. Être tenace et persistant

Il ne suffit pas d’être brillant, vous devez le prouver en étant capable de définir une stratégie claire afin d’engranger du business. Malgré l’énorme quantité de travail requise, la plupart des pitchs visant à générer de nouvelles affaires sont destinés à l’échec. Vous devez être préparé à cela.

« Le manque au niveau intellectuel, je le compense par l’énergie », indique Diego De Giorgi, responsable mondial de la banque d’investissement chez Bank of America Merrill Lynch. « Vous devez être énergique, enthousiaste, persistant et obstiné. La plupart des pitchs sont voués à l’échec et vous avez beau avoir passé des heures à travailler sur une présentation, la concurrence est rude. Nous ne vendons pas un produit physique, nous vendons ce que nous pouvons faire pour les clients et vous devez faire preuve à la fois d’intellect et d’obstination ».

3. Être plus informé que la concurrence

C’est peut-être une banalité, mais les banquiers d’investissement doivent toujours penser à la façon dont ils peuvent ajouter de la valeur lors de toute interaction avec les clients. « Cela signifie rester informé au point d’avoir plus d’expertise que les experts supposés », explique Ziad Awad, ancien managing director de chez Goldman Sachs et Bank of America Merrill Lynch qui dirige à présent la boutique Awad Capital.

« Il vous faut lire sur tout ce qui a un rapport avec votre domaine de compétence et vos clients. Je ne vous raconte pas combien de premières réunions j’ai eues avec des PDG et autres dirigeants d’entreprises à qui j’ai appris des choses qu’ils ne connaissaient pas sur leur entreprise ou le secteur », indique-t-il. « Il faut être extrêmement discipliné : lire tous les rapports de l’entreprise, les infos et les lettres aux actionnaires que vous pouvez trouver. Lisez entre les lignes, faites-vous votre opinion et apprenez tout ce que vous pouvez. Ayez suffisamment confiance pour poser des questions sur des problèmes que vous ne comprenez pas afin d’améliorer vos connaissances ».

4. Savoir déléguer

Au fur et à mesure que vous progressez dans la hiérarchie, vous devez toujours prouver que vous êtes mieux habilité à faire votre tâche que vos subalternes. Comme vous gagnez plus d’expérience, il va de soi que vous devriez être plus qualifié que les membres juniors de l’équipe. « Le vrai défi à relever, c’est d’apprendre à lâcher du lest et à déléguer », reconnaît Gregg Lemkau, responsable M&A chez Goldman Sachs.

« La banque d’investissement est aussi un centre d’apprentissage, et vous devez trouver le bon équilibre entre donner du travail à ceux travaillant pour vous et les former », indique-t-il. « Vous devez faire les deux afin qu’ils puissent apprendre le business et vous servir d’accélérateur pour servir vos clients. Trouver cet équilibre subtil est un défi continu tout au long d’une carrière ».

5. Prendre des risques pour votre carrière

« Les parcours de banque d’investissement ne sont pas toujours linéaires. Ils ne s’effectuent pas dans un seul endroit et se cantonnent rarement à un seul secteur. Saisissez les opportunités qui se présentent à vous », conseille Graham Ward.

« Parfois, comme en temps de guerre, votre plan de carrière vole en éclats dès le début. La flexibilité et l’ouverture d’esprit ont tendance à être gagnants sur le long terme. Si on vous offre une promotion à Tokyo pendant deux ans, acceptez-la. L’Histoire repasse rarement les plats. La pire chose qui puisse vous arriver est d’apprendre à mieux vous connaître ».

6. Trouver un échappatoire à votre travail

C’est bien connu : les horaires sont très lourds dans les banques d’investissement – 70 heures par semaine est une ‘petite’ moyenne. Le peu de temps libre qu’il vous reste doit être utilisé à bon escient. Ce qui n’est pas toujours évident.

« Je connais beaucoup de banquiers qui font du vélo de compétition ou courent des marathons », explique Ziad Awad. « J’aime la compétition dans le travail comme dans mes loisirs. Vous avez besoin de quelque chose pour stopper la démotivation ou le burn-out lorsque vous vous levez régulièrement aux aurores pour prendre un vol matinal pour un énième voyage d’affaires. A l’approche de la quarantaine, les banquiers hommes deviennent obsédés par leur condition physique ».

7. Être cohérent

Une fois que vous devenez managing director, la pression augmente. A peine arrivé au sommet de la montagne, vous devez passer votre tête au-dessus du parapet et être prêt à un examen plus minutieux que jamais.

« Les managing directors des banques d’investissement restent généralement en place 18 mois », fait remarquer Randall Dillard, ancien responsable de la banque d’investissement chez Nomura. « La plupart des gens ne peuvent tout simplement pas atteindre les montants de revenus qu’ils sont censés générer année après année ».

8. Socialiser avec les clients

Les banquiers seniors font l’objet d’un examen plus approfondi sur les éléments d’interaction avec le client qui font partie intégrante de leur travail. « Les relations avec les clients doivent être profondes, et tout banquier d’investissement se concentrant sur un seul deal plutôt que sur des relations à long terme avec les clients échouera. La clé est de ne pas être trop attaché à l’idée de week-ends libres », indique Ziad Awad.

Et de compléter : « Vous avez besoin d’être passionné pour vos clients. Les meilleurs banquiers d’investissement rencontrent leurs clients les week-ends, participent à des événements sportifs et passent du temps avec les familles des clients. C’est quelque chose que j’ai vécu sur une base régulière ».

9. Se montrer impitoyable

« Si vous voulez prendre du galon, vous devez accepter que cela se fera au détriment d’autres personnes et devez vous concentrer sur vos propres objectifs », relève Graham Ward. « Il faut être très discipliné et développer un cuit épais. C’est un marathon compétitif et vous laisserez beaucoup de cadavres le long du chemin. Il est donc essentiel d’avoir une longueur d’avance et un plan de carrière stratégique », poursuit-il.

10. Ne jamais prendre sur soi personnellement

Les clients seront exigeants, les managers déraisonnables et la sécurité d’emploi fragile. Tout au long de votre carrière, vous ne devez pas vous impliquer émotionnellement. Une étude approfondie sur les carrières bancaires d’investissement par Maxine Robertson de l’Université Queen Mary à Londres et Mats Alvesson de l’Université de Lund en Suède publiée l’an dernier montre que les émotions et la banque d’investissement ne font pas bon ménage. La plupart des sondés de l’étude disent n’avoir jamais été ‘bouleversés, heureux, humiliés ou perturbés’, même en période difficile.

L’un d’entre eux, “Lee”, un banquier d’investissement senior, dit qu’il essaie d’éviter le ‘côté sombre’ de son patron : « Je n’y prête pas attention. Que puis-je y faire ? Il est imprévisible quand il explose. Ça ne me dérange pas outre mesure. Je me suis un peu habitué à lui à présent et cela ne m’atteint pas. Je me suis blindé grâce notamment au contact des clients. Je me dis que c’est mon job et ne prend pas sur moi ».

11. Être toujours impeccablement habillé

Cela semble banal, mais dans l’étude de Robertson sur les banquiers d’investissement, la seule chose dont ils se soucient vraiment est d’être tout le temps impeccablement (et coûteusement) habillés. Les banquiers d’investissement seniors prennent même des décisions d’embauche basées sur ce critère.

‘Charlotte’, une banquière d’investissement senior sondée dans l’étude reconnaît avoir écarté un junior sur le prétexte qu’il était débraillé.

« Il avait fait beaucoup de stages et avait une très bonne expérience, mais désormais je sais pourquoi il n’a pas décroché de CDI. Il faisait tâche dans la salle des marchés. C’était l’un de ces gars pouvant transformer un beau costume en chiffon. L’apparence fait parti d’un tout et compte vraiment dans notre métier », admet-elle. N’hésitez donc pas à sortir le fer à repasser s’il le faut !


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