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Zoom sur les recrutements 2016-2017 des grandes banques françaises

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Après les plans de recrutement des Big Four en France pour 2016-2017, nous nous sommes intéressés à ceux des grandes banques françaises. Ces dernières prévoient ainsi d’embaucher entre 8.100 et 12.000 CDI en 2017, selon des informations recueillies par Le Monde auprès des principaux groupes bancaires. Soit près de 4.000 CDI chez Crédit Agricole, 2.100 chez SocGen, 2.000 chez BNP Paribas et près de 3.500 chez BPCE si le groupe, qui n’a pas encore finalisé son plan pour 2017, maintenait les embauches en CDI à leur niveau de 2016 (dont 325 CDI pour sa filiale de banque de financement et d’investissement Natixis).

« L’année n’est pas terminée, les embauches continuent ! », se félicite le cabinet de recrutement Hays sur la base de la dernière enquête trimestrielle de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Plus de la moitié des entreprises françaises prévoient ainsi d’embaucher des cadres en cette fin d’année. Ces résultats sont meilleurs que l’an dernier. Parmi les secteurs qui embaucheront le plus, on retrouve la bancassurance, 78% des entreprises de ce secteur prévoyant d’embaucher des cadres au quatrième trimestre.

L’année 2017, quant à elle, devrait s’inscrire dans une dynamique de croissance. « Sur le front de l’emploi, les bonnes nouvelles sont au rendez-vous. On assiste à une reprise des embauches avec une hausse réjouissante des créations de postes dans nos spécialités », a commenté au début du mois Olivier Gélis, directeur général de Robert Half France, à l’occasion de la sortie de son étude de rémunération 2017.

Un modèle résilient

« Les indicateurs sont au vert. Les banques françaises se portent bien, témoignent de résultats à faire pâlir certains voisins européens, Deutsche Bank en tête, et recrutent », explique Christian Pousset, fondateur et président de PeopletoPeople Group, spécialisé dans le coaching de dirigeants et cadres supérieurs, dans une tribune intitulée Les banques françaises recrutent à nouveau : pourquoi ne faut-il pas s’étonner ?

Preuve que les banques françaises n’ont pas réduit leurs ambitions en termes de recrutements, à l’heure où presque partout en Europe, leurs concurrentes licencient massivement, notamment en Allemagne (ex : Deutsche Bank, Commerzbank) ou encore aux Pays-Bas (ex : ABN Amro, ING). « Les banques françaises n’ont pas de problème existentiel, leur stratégie est équilibrée et leur modèle bien compris des autorités de tutelle. Elles sont bien ajustées à l’après-crise », estime Sam Theodore, chef de l’analyse bancaire de l’agence de notation Scope Ratings, cité par le quotidien français.

De bons chiffres confirmés par l’Association Française  des Banques (AFB) qui rappelle qu’en 2015, le secteur bancaire français a recruté plus de 39.000 personnes, après en avoir embauché près de 35.000 en 2014. A noter que les deux tiers de ces recrutements se font en CDI – contre une moyenne de 20 % au niveau national.

Selon la FBF, le modèle français de banque universelle a démontré sa résilience grâce à la diversification de ses revenus et de ses risques. « La réalité est que les banques françaises sont aujourd’hui très solides », rappelle François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France depuis le 1ᵉʳ novembre 2015. « Leur ratio de solvabilité a doublé entre 2008 et 2015, passant de 5,8% à 12% ».

Des métiers qui recrutent plus que d’autres

Les métiers commerciaux et de la relation client représentent plus d’un recrutement sur deux. Mais dans le secteur bancaire, un salarié sur 5 travaille dans « les métiers support » : ressources humaines, marketing, contrôle de gestion, analyse des risques ou conformité, ces dernières fonctions étant très actives en matière de recrutement. Sans oublier les métiers du traitement des opérations regroupant les domaines de la gestion de back-office, des opérations bancaires.

Le bilan est plus timoré pour les activités de BFI. « Dans un contexte de résultats qui stagnent, d’érosion des marges avec les produits de taux, et des coûts de compliance en hausse, les grandes banques d’investissement sont engagées dans une cure d’amaigrissement qui entraîne notamment la cession des activités jugées pas assez rentables », relève Thierry Mageux, business development director chez Robert Half Banque et Assurance. Il va sans dire que les activités dérivés actions, où les banques françaises continuent de dominer les classements mondiaux, ne sont pas concernées.

Des recrutements en France…. et à l’international

Aux recrutements prévus par les banques françaises dans l’Hexagone viendront s’ajouter les CDI à l’étranger. Ainsi, BNP Paribas, plus gros employeur du secteur (avec 189.000 emplois dans le monde) mise sur 17.000 CDI hors de ses frontières. La banque a d’ailleurs récemment publié un focus (voir ci-dessous) sur ses recrutements dans le monde pour l’ensemble de l’année 2015. Les embauches ont été principalement réalisées en Europe, Amérique du Nord et Asie-Pacifique.

A contre-courant de leurs consoeurs européennes, les banques françaises maintiennent non seulement la voilure en Europe, mais également en Asie alors que de nombreuses banques américaines et européennes ont décidé d’y réduire leur développement et de geler leurs plans de recrutements. L’avenir dira si elles ont eu raison ou pas…

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Crédits photo : abadonian / gettyimages

commentaires (1)

Comments
  1. De bonnes nouvelles, notamment pour les jeunes entrants sur le marché du travail, d’autant que les banques recourent de plus en plus à l’alternance, notamment pour les nombreux métiers de la banque de réseau, de bac + 3 à bac + 5.

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