☰ Menu eFinancialCareers

Et les gagnants du meilleur mémoire de master en finance quantitative sont…

Michel Crouhy, président de la Fondation d’entreprise Natixis, entouré des lauréats

Michel Crouhy, président de la Fondation d’entreprise Natixis, entouré des lauréats

La Fondation d’entreprise Natixis pour la recherche quantitative a décerné le Prix 2016 du meilleur mémoire de master qui récompense des travaux de recherche réalisés dans le cadre de thèses et de mémoires de fin d’études sur des sujets complexes d’actualité pour les banques, les assureurs et les sociétés de gestion. Ces travaux nécessitent le recours aux techniques de la finance quantitative les plus évoluées.

« Comme chaque année, le Comité Scientifique de la Fondation a été impressionné par la qualité des mémoires soumis pour ce prix sur des thème variés touchant à la gestion d’actifs, l’assurance, la gestion des risques, le market-making, la finance de marché et les méthodes numériques appliquées aux nouvelles problématiques réglementaires », relève Michel Crouhy, président de la Fondation d’entreprise Natixis pour la recherche quantitative.

Cette dernière a pour objet le financement des recherches et manifestations dans le domaine de la finance quantitative (finance des marchés, gestion des risques, économétrie, finance statistique, valorisation des produits dérivés complexes). Elle finance des bourses de thèse de doctorat et des travaux de recherche universitaire sur des thèmes en prise directe avec les préoccupations actuelles des institutions financières et co-organise des conférences avec des institutions universitaires de premier plan.

Et les lauréats 2016 sont…

Le Comité Scientifique de la Fondation Natixis pour la Recherche Quantitative a sélectionné cette année trois lauréats (Sébastien Geeraert, Abdou Kélani, et Guillaume Ausset) parmi les 18 mémoires qui ont été soumis, provenant de 11 Masters différents situés en France, Suisse, au Royaume-Uni et en Belgique. Voici leur parcours et les sujets de leurs mémoires :

Guillaume Ausset, du Master Mathématiques de l’Assurance, de l’Economie et de la Finance (MASEF) diplôme de mathématiques appliquées co-habilité par l’ENSAE et l’Université Paris-Dauphine, en convention avec l’Ecole Centrale de Paris. Il a été récompensé pour son mémoire de master intitulé : Ensembles d’Arbres – Théorie et application au scoring, et qui a été réalisé au Crédit Agricole pendant son Research Internship, entre mai et novembre 2015.

Sébastien Geeraert, du Master M2 Probabilités et Finance de l’Ecole Polytechnique et l’Université Pierre & Marie Curie – Paris VI (le fameux Master El Karoui) a été récompensé pour son mémoire Calcul de sensibilités par AAD (Adjoint Algorithmic Differentiation), réalisé pendant qu’il était analyste quantitatif chez Murex, société fondée par un ancien de Polytechnique et spécialisée dans le développement de logiciels informatiques de gestion du risque destinés aux marchés financiers.

Abdou Kélani, de l’Institut de Science Financière et d’Assurances (ISFA) de l’Université Lyon 1, et qui était précédemment Research Engineer au Center for Financial Risk Analysis de l’EM LYON Business School, s’est vu récompensé pour son mémoire intitulé Couverture Optimale des Garanties de type Variable A.

La recherche quantitative, pas un vain mot chez les banques

Les banques tissent depuis longtemps des liens étroits avec les chercheurs en finance quantitative. Ainsi, depuis 2007, BNP Paribas a mis sur pied la Chaire de Finance Quantitative nichée dans le Laboratoire de Mathématiques Appliquées aux Systèmes de l’École Centrale Paris (aujourd’hui CentraleSupélec). Et régulièrement, les banques recrutent des étudiants de grandes écoles d’ingénieurs pour compléter leurs équipes dédiées.

« La Recherche quantitative est fondamentale pour Natixis, au même titre que la recherche et développement pour un groupe industriel ou pharmaceutique », rappelle Michel Crouhy, qui dirige les équipes de recherche quantitative de Natixis réparties à Paris, Londres et New York . « La Recherche quantitative de Natixis se compose d’une cinquantaine d’ingénieurs financiers qui soutiennent le processus d’innovation financière de la banque et assurent sa compétitivité dans un contexte de marché évolutif et de concurrence accrue ».

Qui plus est, « les banques doivent aujourd’hui composer avec la concurrence des GAFA de la Silicon Valley mais aussi des fintechs, où la demande est forte, notamment pour tout ce qui concerne le Big Data ou le Machine Learning », nous indique Michel Crouhy, qui précise que les formations en Master Finance adaptent leurs contenus face à cette nouvelle donne. Le Master El Karoui propose ainsi un cours optionnel sur le Big Data pour l’année 2016-207.


commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici