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L’audit, un métier plein d’opportunités

L’audit reste une des principales voies pour accéder aux métiers de la finance

L’audit mène à tout ! Telle est l’une des phrases les plus entendues par les jeunes diplômés en quête d’un premier emploi. En effet, l’audit offre de nombreux avantages comparés au secteur bancaire et attire, de ce fait, un nombre important de nouvelles recrues chaque année. Pour sa campagne de recrutement 2005, KPMG Audit a reçu plus de 8.000 candidatures.

L’un des principaux attraits du métier est qu’il permet d’accéder au bout de deux ans à des fonctions d’encadrement d’équipes sur le terrain , indique Laurent Miannay, associé audit chez Ernst & Young. En outre, l’auditeur a très rapidement des responsabilités à assumer puisqu’il gère la mission chez le client. Il est l’interlocuteur clé entre l’entreprise et le manager.

Par ailleurs, la diversité des missions, des clients et des environnements est très attrayante. Un collaborateur peut auditer les comptes d’une banque une semaine donnée, puis ceux d’un établissement de crédit-bail la semaine d’après, ou encore ceux d’une compagnie d’assurance la semaine suivante.

La possibilité de découvrir une entreprise dans toute sa transversalité est également très appréciée. En effet, l’auditeur acquiert une connaissance très large de tous les rouages de l’entreprise, ce que n’offrent que très peu de professions.

Une gamme de métiers très variée

Les règles qui encadrent la profession ont évolué et l’auditeur n’est plus cantonné à un seul métier. Aux Etats-Unis et en France, l’environnement a été bouleversé par les scandales financiers, comme l’affaire Enron en 2001. La profession s’est vue réglementée par de nouvelles lois, telles que la loi de sécurité financière (LSF) et la loi Sarbanes-Oxley. La LSF, qui entérine la séparation des missions d’audit et de conseil, a entraîné une segmentation des clients, à la suite de laquelle les métiers au sein des cabinets se sont diversifiés.

De ce nouvel environnement sont également nés de nouveaux postes. Ainsi les entreprises recherchent d’anciens auditeurs pour être chef de projet sur les normes, ou encore pour accompagner les équipes en interne dans la mise en place des procédures et contrôles liés à la LSF.

En plus des missions classiques de commissariat aux comptes, l’auditeur peut effectuer des missions d’assistance diverses auprès de clients pour lesquels le cabinet n’est pas commissaire aux comptes. En effet, il assiste les entreprises dans des situations de crise ou de conduite du changement, dans la gestion des risques ou encore sur des missions d’évaluation. Par exemple, un client peut demander au cabinet d’audit de faire une évaluation d’une de ses filiales afin de s’assurer qu’elle est bien valorisée dans ses comptes pour la revendre ensuite.

En outre, les auditeurs sont très demandés pour assister les sociétés dans leur passage aux normes IFRS (les nouvelles normes comptables mises en place depuis le 1er janvier 2005). Ils sont donc devenus des interlocuteurs majeurs au sein des sociétés, qui n’hésitent pas à les recruter.

Les fonctions futures

Les cabinets d’audit sont réputés pour offrir à leurs collaborateurs une très bonne formation. Au cours de leurs missions, les auditeurs développent d’excellentes méthodes de travail et acquièrent de solides connaissances des techniques financières. En outre, ce métier leur apprend, s’ils ne l’étaient pas déjà, à être rigoureux, et à gérer des projets de manière très autonome. Les auditeurs ont aussi une grande capacité de travail, une force de réaction très importante, et ils ont l’habitude de gérer des délais serrés imposés par les clients. Ils sont également reconnus pour leur bon relationnel et leur capacité à s’adapter à des environnements différents de par les multiples établissements qu’ils sont amenés à auditer.

Toutes ces qualités font de l’audit un excellent tremplin pour se tourner vers de nombreux postes. L’audit est la voie royale pour passer vers une direction financière , indique Rémi Fouilloy, directeur de la division audit, conseil et expertise chez Michael Page. Il est possible d’y accéder soit directement après au moins cinq ans d’audit, soit après avoir effectué quelques années en audit interne ou au contrôle de gestion. Deux fonctions vers lesquelles les auditeurs s’orientent après trois années minimum en cabinet.

L’audit ouvre également les portes vers le corporate finance , précise Rémi Fouilloy. Pour cela, les auditeurs doivent se positionner sur les missions spéciales et développer leur réseau de connaissances dans le cabinet .

L’échelle hiérarchique

L’audit est un métier où la pyramide des hiérarchies se resserre chaque année. Nous avons sans cesse besoin de nouveaux collaborateurs afin d’ajuster notre pyramide , indique Laurent Miannay. L’objectif de notre politique de ressources humaines est de garder nos meilleurs éléments . Pour ceux qui sont performants, la montée en grade est alors très rapide.

Les jeunes diplômés entrent en tant que junior 1 ou assistant débutant. S’ils sont compétents, à la fin de cette première année, ils sont nommés junior 2 ou assistant confirmé. Les meilleurs deviennent alors senior. Ce grade dure en général trois ans. Au bout de la cinquième année, les plus compétents deviennent alors manager puis après deux ou trois ans à ce grade, manager senior. Le grade de directeur de mission est en général atteint entre la huitième et la dixième année d’exercice en cabinet. Enfin, il faut avoir travaillé au moins 12 ans pour passer associé, mais les places sont chères , poursuit Rémi Fouilloy. A chaque niveau, les fonctions et salaires évoluent.

Les salaires

Les cabinets d’audit ont quasiment tous la même politique de rémunération : les salaires varient en fonction de l’école du candidat. Les auditeurs des deux premiers niveaux gagnent généralement entre 30.000 et 36.000 euros bruts par an. Il est assez rare que les juniors touchent un bonus. Les salaires des auditeurs senior vont en général de 38.000 à 45.000 euros annuels, auxquels peut s’ajouter un bonus, inférieur à 5.000 euros.

Les managers ont une rémunération brute annuelle comprise entre 55.000 et 70.000 euros, laquelle est complétée par un bonus de 5.000 à 7.000 euros.

Les directeurs de mission ont une rémunération fixe qui s’élève généralement entre 80.000 et 100.000 euros bruts par an, et une rémunération variable allant de 30.000 à 40.000 euros maximum.

Quant aux associés, ils sont intéressés à la rentabilité de la structure. Leur rémunération dépend des honoraires payés par les clients dont ils certifient les comptes, et des bénéfices réalisés par le cabinet.

Les cabinets en France

En France, comme partout ailleurs, l’audit est dominé par quatre grands cabinets : KPMG (qui vient de racheter le cabinet français Salustro Reydel), Ernst & Young, PricewaterhouseCoopers et Deloitte Touche Tohmatsu.

Des cabinets français parviennent également à tirer leur épingle du jeu, comme notamment Mazars & Guérard, BDO Marque & Gendrot (issu de la fusion en 2004 de deux cabinets français : BDO Gendrot et Janny Marque) et Constantin.

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