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La France recule dans la bataille des sièges sociaux. Quels impacts sur les fonctions corporate finance ?

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Le dernier baromètre du cabinet d’audit EY sur l’attractivité de la France intitulé La France distancée pointe le recul de la France dans la bataille de la localisation des sièges sociaux, loin derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne qui dominent le haut du classement européen.  En 2015, Londres a ainsi attiré 150 centres de décisions, soit la moitié du total européen.

A contrario, le « site France » accuse une diminution de 2% en 2015, avec 598 projets annoncés contre 608 en 2014. « En 2015, la France enregistre la seule et unique baisse parmi le Top 15 européen. Alourdie par son manque de flexibilité et de compétitivité prix, elle ne tire pas profit d’une image moins clivante et du bol d’air de la ‘French Tech’ pour attirer les centres de recherche, sièges sociaux et activités numériques qui lui font défaut », indique Marc Lhermitte, associé EY.

Évolution comparée du nombre de projets d’implantations internationales entre 2006 et 2015

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Une évolution qui, à première vue, n’est pas vraiment une bonne nouvelle pour les nombreux professionnels de la finance d’entreprise – et ils sont nombreux – qui travaillent au sein des sièges sociaux : directeurs financiers, contrôleurs internes et auditeurs financiers, cash managers, credit managers et professionnels Tax International pour ne citer qu’eux.

Cela dit, il convient de relativiser l’impact sur l’emploi. « Certes il y a eu des délocalisations comme celle du groupe parapétrolier Technip qui, après sa fusion avec l’américain FMC, s’apprête à déménager son siège juridique à Londres, mais on ne peut pas parler d’une lame de fond : la plupart des entreprises du CAC 40 et du SBF 120 restent domiciliées en France », rassure Corinne Oremus, directrice générale déléguée du cabinet de chasse parisien Vendôme Associés.

Qui plus est, les chiffres divergent. Si le cabinet EY a recensé l’an dernier 11 projets d’implantations de sièges d’entreprises dans l’Hexagone (soit autant qu’en 2014), l’organe de promotion de la France à l’étranger Business France en a comptabilisé pas moins de 27 sur l’année 2015 (contre 16 en 2014).

Réagir et vite…

Et puis surtout, même en se basant sur les chiffres du cabinet EY, la France est loin d’être la seule à souffrir, de nombreuses autres grandes villes européennes subissant elles aussi de plein fouet la suprématie de Londres, comme par exemple Bruxelles et Genève. Seules Amsterdam et Dublin, qui offrent la même fiscalité ultra-attractive que la City, parviennent à tirer leur épingle du jeu.

Après la prise de conscience, l’heure est donc à l’action. Pour les 200 dirigeants interrogés par EY, la France doit – d’abord et avant tout – réformer et promouvoir un modèle de compétitivité et de flexibilité plus adapté aux nouvelles formes de l’investissement international et relever quelques-uns de ses grands défis du moment, parmi lesquels construire un plan d’urgence sur les sièges et centres de décision.

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