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Private Equity : avez-vous pensé à postuler dans le corporate venture ?

Les fonds d’investissements directement gérés par les grands groupes ont le vent en poupe.

Les fonds d’investissements directement gérés par les grands groupes ont le vent en poupe.

Deloitte vient de publier les résultats de son étude 2015 sur le capital investissement d’entreprises (corporate venture), un pavé de 130 pages réalisé par l’Observatoire des Entrepreneurs de PME Finance et Croissance +, en partenariat avec Omnes Capital, Systematic Paris-Region. « Alors que la France a fait du financement des entreprises l’un de ses grands chantiers pour soutenir l’innovation, il est intéressant de voir l’intérêt grandissant des entreprises pour le corporate venture », constate Thierry Billac, Associé chez Deloitte.

La réforme du capital- investissement d’entreprises annoncée en 2013 et son application en 2016 devraient renforcer les investissements pour tous les industriels, au-delà du CAC 40. D’ailleurs les ETI, Entreprises de Taille Intermédiaire pourront certainement profiter de ce dispositif fiscal pour soutenir les PME innovantes. C’est donc le bon moment pour aller frapper à la porte des acteurs du corporate venture. Encore faut-il savoir où postuler…

Frapper à la bonne porte

L’étude de Deloitte recense 37 groupes actifs en matière de capital-investissement en France (dont 16 au sein du CAC 40), investisseurs dans des sociétés innovantes, via des fonds indépendants ou directement par la holding du groupe.  En 2015, on note par exemple la création de Safran Ventures, d’Orange Digital Ventures, d’Engie New Ventures, de SNCF Digital Ventures ou de IrisNext (impliquant Orange, Publicis et Siemens). Autant de noms prestigieux auprès desquels vous pourriez envoyer votre candidature.

D’autant qu’entre les fonds de corporate venture, il y a l’embarras du choix. Plusieurs types de véhicules peuvent être mis à la disposition des industriels : fonds indépendants, ouverts à tout type d’investisseurs (objectifs 100% financiers), fonds captifs, créés pour un ou plusieurs industriels, sans investisseur financier (objectifs +50% stratégiques), fonds semi-captifs, investis par plusieurs investisseurs parmi lesquels des industriels (objectifs stratégiques et financiers).

Les profils recherchés

Intermédiaire de choix entre les sociétés innovantes et les grands groupes, les fonds d’investissement favorisent l’investissement indirect, au côté d’équipes d’investisseurs professionnels. « L’équipe d’investissement doit être constituée avec des salariés issus du groupe afin d’obtenir le maximum de soutien interne, avec quelques personnes de l’extérieur pour renforcer la gestion et l’esprit d’entreprise », rappelle dans l’étude Crispin Leick, directeur général de RWE Innogy Ventures Capital.

« Parmi les compétences et aptitudes que nous recherchons pour des postes de chargé d’affaires expérimentés et de directeur de participations, on peut citer d’excellentes connaissances financières, une bonne maîtrise des aspects juridiques et un sens développé de la communication, étant donné qu’il s’agit d’échanger régulièrement avec des hauts dirigeants et que les investissements en corporate venture sont très sélectifs », nous explique Jacques-Louis Soubirous, associé fondateur de Fitch Bennett Partners, un chasseur de têtes basé à Paris et avec 9 bureaux à l’étranger spécialisé sur les lignes de portefeuille des sociétés intéressantes pour le private equity.

Un métier aux missions variées

« Les relations entretenues avec les groupes industriels permettent aux membres de l’équipe de gestion de bénéficier de relations privilégiées particulièrement adaptées pour les phases d’analyses et de développement de partenariats », rapporte Jean-Marc Bally, président du fonds Aster Capital. D’après lui, il s’agit de mettre en place les premiers éléments d’une relation pérenne et notamment l’implication d’experts des groupes en amont de l’investissement, la facilitation des échanges avec les groupes sponsors et les sociétés financées, ou bien encore la mise en place de phase de tests, prototypage ou installation de pilote.

C’est pourquoi les fonds de corporate venture sont à la recherche de gérants dotés de compétences en gestion opérationnelle, stratégique et expertise sectorielle.« Les industriels s’inspirent du capital-investissement et co-investissent avec les fonds indépendants. Ce rapprochement avec les fonds est en effet, pour eux, l’assurance d’un deal flow de bonne qualité et d’un benchmark régulier sur les stratégies d’investissement », affirme Stéphane Villard, directeur chez Deloitte.

Des rémunérations attractives

Au delà des aspects stratégiques, il va sans dire que la performance financière doit être au rendez-vous. « La recherche d’excellents retours financiers est un gage de sérieux tant pour une structure d’investissement d’industriel que pour un fonds traditionnel », explique Erik Jorgensen, directeur d’investissement Intel Capital, qui précise que « pour évaluer l’impact stratégique des investissements réalisés, les critères qualitatifs et subjectifs sont plus difficilement quantifiables ».

Les gérants seront d’autant plus enclins à être de bons ‘performers’ que leur rémunération en dépend. A la différence des VC’s traditionnels qui sont rétribués au travers de Management Fees et autres Carried interests, les professionnels du corporate venture perçoivent un salaire fixe auquel vient s’ajouter un bonus indexé sur la performance de la maison mère.

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