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Rencontre avec le responsable de Youth in Finance, ou quand jeunesse rime avec finance…

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Au début du mois, l’équipe de Youth in Finance a invité la jeunesse professionnelle des financiers, juristes/avocats et entrepreneurs de 25 à 40 ans à son inauguration lors d’un Afterwork à Paris. A cette occasion, nous avons rencontré son président Christophe Connille afin qu’il nous en dise un peu plus sur cette initiative, ainsi que sur le regard qu’il porte sur le recrutement des jeunes diplômés en finance.

Pourquoi avoir créé l’association Youthinfinance ?

Nous avons créé Youthinfinance suite à des rencontres avec des entrepreneurs de start’ups lors de différents salons. Ceux-ci s’interrogeaient auprès de nous sur la manière de rencontrer des financiers/comptables pour les aider. Il nous a dès lors semblé naturel de regrouper des jeunes professionnels du monde entrepreneurial, juridique et financier au sein d’une même association qui bénéficierait de notre expérience.

L’autre raison est qu’après plusieurs années d’engagement associatif en finance, nous avons réalisé que nous pourrions avoir une valeur ajoutée spécifique à fédérer des jeunes pour faire comprendre les enjeux clefs de l’économie au grand public, à commencer par le rôle essentiel des fonds propres pour accélérer le développement des entreprises.

Des jeunes (Youth), un point de départ : le rôle du financement (Finance) : l’association est atypique mais le concept était en place. Par la suite, nous avons voulu œuvré à une meilleure information de tous et découvert que les salons et conférences en économie/droit/finance ne sont pas toujours bien relayés : leur mise en valeur serait notre vecteur de communication.

Quel est l’intérêt pour un jeune diplômé en finance de rejoindre YouthinFinance ? Quelles sont les modalités d’adhésion ?

L’association associe la Jeunesse au sens large. C’est un état d’esprit bien qu’il faille tout de même être professionnel. Les étudiants attendront, les alternants peuvent nous contacter. Dans les faits, les plus disponibles sont les 25-40 ans et plutôt seniors mais tout le monde sera bien accueilli s’il a le bon état d’esprit.

Un jeune diplômé profitera d’abord de notre expérience importante dans le réseautage à travers des speednetworkings très appréciés car brisant la glace et permettant en début de soirée de rencontrer plus d’une dizaine de profils divers qu’ils soient financiers, entrepreneurs ou juristes.

Notre philosophie à ce sujet est particulière : chacun a la responsabilité de créer son propre réseau, il n’y a donc pas d’annuaire mais un nombre important d’occasions de se rencontrer (1 à 2 par mois et pas uniquement à Paris).

D’autre part, l’association propose de resserrer les liens entre ses membres par l’organisation d’événements fédérateurs et ludiques qu’ils s’agissent d’une participation à un Startup Weekend en Europe Centrale, du bénévolat à un salon en France ou à l’étranger ou le soutien de projets pédagogiques à destination du grand public basée sur l’idée que les jeunes ont, peut-être, une approche à défendre pour rendre accessible l’économie sur une idée simple : parler des salons économiques tels que le CES de Las Vegas ou le Web Summit permettrait de créer un déclic chez les gens et susciter le souhait d’accompagner activement le développement des entreprises.

Nous intervenons sur les enjeux et l’information sans jamais faire de recommandations. L’adhésion est de 50 euros pour deux années pour inciter chacun à prendre le temps de développer ses relations et s’entraider sur des projets qui ont le temps pour être ambitieux.

En tant que président du Club des Jeunes Financiers, quel regard portez-vous sur le recrutement des jeunes diplômés en finance en France actuellement ?

J’ai été plusieurs années Président du Club des Jeunes Financiers jusqu’à la fin 2014. J’en suis désormais simple Président d’Honneur. Ma vue actuelle est que le marché s’est durci, en particulier pour les entrants des métiers très recherchés tels qu’analystes, M&A et sales/trader ce qui rend d’autant plus nécessaire de viser les marchés étrangers, identifier les opportunités et de réfléchir à des parcours de carrière payant sur les moyen-terme.

En matière de marchés étrangers, j’ai pu constater que l’incroyable dynamisme d’une place comme New York où parfois des services entiers sont débauchés par la concurrence, créait des besoins riches en possibilité d’emploi. En matière d’opportunités, il faut viser les occasions d’acquérir ce fameux manque d’expérience tellement reproché par les recruteurs : se renseigner sur les départs en congés maternité est par exemple une bonne idée, bien payée.

Enfin, en matière de parcours réfléchi : commencer à travailler dans des métiers “moins nobles” tels que le cash management et le trade finance permet de s’orienter à moyen terme vers le métier de Sales senior en salle de marchés… métier visé par nombre de jeunes professionnels débutants qui manquent évidemment de réelle expérience.

Pour finir, si vous deviez donner 3 conseils à ces diplômés qui veulent travailler dans la finance, quels seraient-ils ?

Les trois conseils sont ceux développés plus haut : – viser l’étranger là où le marché est liquide (New York) ou dynamique (Asie). La Suisse est devenue très dure pour les passionnés de matières premières, il faut se renseigner prudemment avant de s’y lancer. – se renseigner sur des opportunités très ciblées tels que les contrats de remplacement de congé de maternité : cela rend les courtes discussions de networking bien plus efficace.

N’oubliez pas qu’une idée simple facilite chez votre interlocuteur la veille passive si vous avez bien clarifié votre attente : il lui sera facile de vous informer d’une soudaine opportunité.

Autre idée : proposez vos services gratuitement à une FinTech, certaines sont ultra qualifiée dans le change (FX), la titrisation… et pourraient vous permettre d’acquérir l’expérience manquante voire vous recruter si elles sont soutenues par un fonds. – réfléchir à s’orienter dans un premier temps là où on ne vous attend pas : faire de la trésorerie pour être un futur sales en salle des marchés n’est pas une idée spontanée mais elle est pleine de bon sens aux yeux d’un recruteur.

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