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Mieux rémunérer les banquiers privés au détriment des investment bankers !

À l’exception des caissiers de la banque de réseau, les banquiers privés ont toujours été les parents pauvres au sein de la communauté des services financiers. Leur relative bonne performance cette année ne semble cependant pas avoir permis de changer la donne. Et, bien que les banquiers d’affaires soient devenus les mauvais garçons de l’industrie, ils sont toujours payés au-delà de ce que leurs résultats pourraient suggérer. La solution est évidente : une redistribution radicale des revenus en faveur de la pauvre communauté du private banking.

Aujourd’hui, les banquiers privés les moins bien lotis de tous travaillent chez Credit Suisse. Les résultats du troisième trimestre de la banque montrent que, bien que ces derniers aient généré 395kCHF de revenus (337 k$) par tête pendant les neuf premiers mois de l’année, ils ne se sont vu allouer que 139kCHF en moyenne de rémunération. En comparaison, leurs collègues de l’investment banking ont apporté un revenu négligeable de 128kCHF par personne, et ont touché en moyenne 266 kCHF.

La Deutsche Bank semble pratiquer la même péréquation perverse. Le revenu généré moyen per capita dans sa division private banking et gestion de fortune pendant les neuf premiers mois de l’année s’élevait à 65 k€, montant à rapporter à une rémunération moyenne de 219 k€ per capita. Il en va tout autrement dans le département corporate et investment bank, où le revenu généré par banquier atteignait 329 k€ durant la période, soit seulement 78 % de plus que pour le private banking, alors que les salaires y accusaient, eux, une différence de 220 % à leur avantage !

L’UBS semble être la seule banque qui paye ses employés du private banking à leur juste valeur. Ceux-ci ont gagné par personne, durant les neuf premiers mois de l’année, 86 % de plus que leurs collègues de l’investment banking. Ceci a sûrement à voir avec le fait que les premiers ont scoré un revenu par personne de 1,4million de francs suisses contre une perte de 1,1 million pour les seconds.

Pour les banques françaises malheureusement, nous n’avons pas été en mesure de nous prêter à ce petit jeu comparatif dans la mesure où ces dernières ne communiquent pas ce type d’informations dans leurs résultats trimestriels ou annuels. Les seules données disponibles le sont dans leur bilan social , publié chaque milieu d’année, mais ce document ne fournit pas le même degré de précision que la plupart de leurs consceurs européennes et anglo-saxonnes, notamment au regard des secteurs d’activités. De surcroît, il est disponible avec plus de six mois de décalage par rapport à ce qui se passe sur le terrain, les données couvrant l’année précédente. Et il n’est clairement pas communiqué avec la même publicité que les résultats financiers. Pour vous faire votre propre idée, un exemple : le bilan social 2007 de la Société Générale.

commentaires (3)

Comments
  1. Dans quel monde vivez vous pour prendre vos rêves pour des réalités ? Votre article est du pur “wishfull thinking” ; mais si cela fait du bien à votre rédaction pourquoi pas. Très naif et décevant de votre part car très démagogique.

  2. Pouvez-vous étayer votre commentaire M.”ex-banker de la City” ?

  3. sophisme et arrogance française “je suis plus malin que toi” “ah c’est celui qui dit y est”

    *le plus important* dans la finance est de sortir une phrase qui a l’apparence du crédible en se basant sur la naiveté de ceux qui écoutent. la prophétie aura plus de chance de s’autoréaliser (cours, volume, etc.)

    dans ce domaine il n’y a pas d’argument au sens philosophique du terme … juste de la com … mais ça a marché .. l’ennui c’est qu’en 2008, cela ne marche plus

    … alors les requins s’entrebouffent et les autres salariés de l’économie trinquent avec eux

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